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Les avis de la bedetheque

Visualiser les 77548 avis postés dans la bedetheque
    Trifanny Le 24/11/2025 à 09:44:27

    Complètement charmé par la délicatesse du dessin et du récit, un coup de coeur qui rend enthousiaste et qui donne envie d'être partagé

    Erik67 Le 24/11/2025 à 07:26:10
    Existence - Tome 1 - Tome 1

    Le pitch de ce manhwa est assez intéressant pour nous indiquer qu'une entité s'est réincarnée en de multiples espèces pour acquérir un grand pouvoir. Il se réincarne cette fois-ci en homme mais avec pour objectif de détruire la race humaine qui menace la Terre. Il fallait s'y attendre à un moment donné...

    Voilà, on verse dans le récit typiquement avec une consonance écologique ce qui peut qu'être positif dans la mesure où cela appelle à la vigilance de chaque être humain qui peuple la planète dont il faut prendre soin.

    Mais bon, je sais très bien que la planète nous survivra même si nous détruisons tout par l'arme atomique car des millions d'années après, il n'y aura plus de traces du passage de l'homme. En réalité, c'est l'espèce humaine qui est menacée et non la planète.

    Cette entité va découvrir le sentiment maternel ce qui peut le faire réfléchir sur ce que signifie l'amour et la protection. Cependant, cela ne l'empêchera pas de haït de toutes ses forces notre espèce au point de vouloir l'éradiquer. Peut-on lui donner tort ? C'est sans compter sur toutes les autres bonnes âmes qui souhaitent vivre paisiblement et en respect avec la Nature. Il suffit juste de faire la distinction. En sera-t-il capable ?

    J'ai bien aimé le graphisme ainsi que la colorisation tout au long de ce manhwa. Il y a également de l'expressivité dans le visage des différents protagonistes. Il est dommage que cela soit manichéen par moment au point de désigner les êtres dont on souhaite se débarrasser d'être de vulgaires communistes. On sent une imprégnation très sud-coréenne menant une aversion sans limite pour son voisin du nord sans que cela ne soit

    Au final, une œuvre à découvrir de façon assez jubilatoire si on souhaite également détruire notre espèce, en tout cas ceux qui ne le méritent pas.

    historybd Le 23/11/2025 à 23:24:20
    Blueberry - Tome 15 - Ballade pour un cercueil

    Tout simplement extraordinaire, ma plus grande série BD et j'en ai 2000 à la maison. Charlier en état de grâce dans tout ce cycle, incroyable.

    Pulp_Sirius Le 23/11/2025 à 23:15:20
    Le phénix et le Dragon - Tome 1 - Le prince-sage

    Il est vrai que le Viêt-nam est méconnu. Cette histoire qui se déroule au XVe siècle et qui met en scène Nguyen Trai, homme très connu au Viêt-nam, nous montre comment les Vietnamiens se sont rebellés pour s'opposer à la domination chinoise de l'époque, en l'occurrence la dynastie Ming qui avait envahi le pays.

    C'est une histoire fascinante qui aurait mérité plusieurs tomes. Malheureusement, elle a été abandonnée. De plus, le scénario est quelque peu hachuré et avance parfois trop vite, de par sa courte nature. Les dessins de Son sont assez particuliers, j'ai parfois eu de la difficulté avec les visages, même s'ils ont également un charme certain.

    Tout de même, j'aurais vraiment aimé découvrir cette histoire plus en profondeur. C'est une belle démonstration de résistance et de persévérance d'un peuple qui se refuse à disparaître. Je me demande s'il existe un manga vietnamien à propos de cette histoire. Je me renseignerai!

    Halage Le 23/11/2025 à 22:31:08
    Quetzalcoatl - Tome 1 - Deux fleurs de Maïs

    Une très grande série largement sous-estimée. un univers à part dans la BD historique. A lire et relire.

    Laurent57 Le 23/11/2025 à 22:10:55

    2025, j'ai acquis deux dictionnaires pour étendre un peu mes connaissances.
    Le Bordas que j'apprécie pour les illustrations de chaque album ou série.
    Le Larousse quand a lui ne présente que peu d'illustrations, il est bien moins intéressant à feuilleter.
    Tout est mélangé, personnages, séries, auteurs, par contre il se permet des articles plus ou moins long et fournit donc plus d'informations si besoin.
    Il est également écrit plus gros ce qui pourrait être plus agréable mais sans arriver au niveau du Bordas qui propose un strip complet, une simple image aurait suffit à identifier le sujet.

    Laurent57 Le 23/11/2025 à 22:00:32

    2025, je fais l'acquisition de deux dictionnaires pour feuilleter et acquérir une petite connaissance du monde très varié de la BD.
    Le dictionnaire Bordas est très réussi concernant les albums et personnages, un peu moins en ce qui concerne les auteurs.
    Pour chacune des séries ou albums, nous avons droit à une illustration et un strip complet.
    C'est vraiment excellent pour tout de suite associer le personnage à l'illustration.
    Il est plaisant de feuilleter et s'arrêter au hasard, lire quelques articles et passer à la suite.
    La partie concernant les auteurs est plutôt petite, chaque auteur est à la même enseigne avec quelques phrases et références.

    sorcered Le 23/11/2025 à 20:57:38

    Recit tres tres con, dessins gribouilles au point d'etre illisibles... Loisel et Dijan ont mal vieilli. Desole pour eux... et pour mes euros.

    Holly Vicas Le 23/11/2025 à 18:33:11
    Astérix - Tome 41 - Astérix en Lusitanie

    L' album laisse une impression d’inachevé, comme si l’aventure n’avait jamais réellement décollé. Il manque quelques essentiels et l’énergie qui caractérisent les aventures du petit Gaulois.
    En point positif, les couleurs, les jeux de mots.

    john29 Le 23/11/2025 à 17:15:34
    Blake et Mortimer (Les Aventures de) - Tome 30 - Signé Olrik

    Je ne l'ai pas encore relu.
    Oui ok avec les critiques, c'est pas génial... j'ai quand même passé un bon moment, même si j'ai du aussi faire une pause. La fin qui flirte avec la magie c'est presque ridicule, mais comme c'est juste un zest on va pas être trop sévère.
    Bon, c'est correct. Mais sans suggérer d'arrêter la série, on pourrait en effet la ralentir pour faire moins et mieux au niveau des scénarios. On a quand même eu des catastrophes avec l'onde Septimus, le cri du Moloch (la Marque jaune méritait tellement mieux) et le testament de WS (album qui vaut 0/5 non pas car il est nul, mais car il est... vide). Comparés à ces 3 albums, Signé Olrik est relativement meilleur.

    Arkadi Le 23/11/2025 à 16:59:24
    Valérian - Tome 20 - L'Ordre des pierres

    Soyons clair. J’adore Christin. Illustré par Bilal, Julliard, Goetzinger, Vern et bien sûr Mézière, j’apprécie énormément sa narration. Chez Valérian, jusqu’au Foudres d’Hypsis, j’ai adoré. Puis, petit à petit, les histoires furent plus anecdotiques.

    Et voici le second tome de la trilogie qui clôture la série culte.
    Et c’est le bordel.

    Dans ce grand rien, il y a tellement de personnages ! Et tous ont des enjeux tellement différents et tellement incompréhensibles ! Le foutraque est total. Les interconnexions entre eux tellement insondables. Même que leurs enjeux changent suivant le besoin de la narration. Le problème c’est que tous ne savent pas vraiment ce qu’ils cherchent vraiment. Un idéal ? Un paradis ? Ce n’est pas clair. Et par-dessus tout ça, Pierrot rajoute des enjeux économiques, politiques, mafieux. Et le bordel est plus insondable encore.

    Mais je crois que la fragilité véritable se trouve chez nos héros. Même eux vont à l’aventure, suivant des aventuriers, pour tâtonner à l’aveugle. Ils cherchent leur terre mais ils ne savent pas comment, n’ont aucun indice et vont au petit bonheur la chance.

    Et puis Christin ramène d’anciens personnages qui sont justes inquiets. Et c’est peut-être la seule chose compréhensible. Et puis Il y a même des méchants tous droits sortis de « 2001, l’Odyssée de l’espace ». Des monolithes, pas gentils, qui sont la personnification du mal absolue et qui n’ont forcément aucunes âmes, ni aucuns enjeux. Juste être méchants.

    Bref, Christin veut beaucoup trop raconter en 47 planches. Il y a des morts de personnages auxquels on n’est pas attaché. Il y a un peuple nouveau qui se pointe aussi vite qu’il repart. La force de Christin à raconter des civilisations entières n’est même plus présente.

    Même Mézières est moins bon. Ce génie est désormais assez agé. Alors forcément le trait est moins illustratif, moins réussi. Toutefois il nous régale quand même avec des décors sublimes en couleurs directes, des illustrations allégoriques splendides. Il reste et restera un grand monsieur de la bande dessiné.

    john29 Le 23/11/2025 à 16:57:30
    Blake et Mortimer (Les Aventures de) - Tome 16 - Les Sarcophages du 6e continent - Tome 1

    Bon, j'ai une confession à faire... j'adore les 3 volumes de cette histoire liée à la jeunesse de Mortimer.
    Je sais qu'ils sont controversés, mais chacun ses goûts... moi j'ai adoré. C'est tellement bien fait que je gobe tout... la romance de Mortimer, la vengeance de la princesse, les transferts de corps astraux, le sous marin qui balance des jets de vapeurs.
    J'ai même résisté pour ne pas mettre 5/5 !

    john29 Le 23/11/2025 à 16:45:01
    Blake et Mortimer (Les Aventures de) - Tome 22 - L'Onde Septimus

    Limite à 1/5, mais il y a eu pire après avez Moloch...
    Avec ces suites de la marque jaune on est à la limite du crime de lèse majesté.

    john29 Le 23/11/2025 à 16:42:52
    Blake et Mortimer (Les Aventures de) - Tome 23 - Le Bâton de Plutarque

    Chacun ses goûts, mais j'avoue avoir trouvé cet album excellent.
    Faire un préquel du secret de l'espadon, il fallait oser !!!
    Franchement très réussi ! Je n'y aurais jamais songé !

    john29 Le 23/11/2025 à 16:40:30
    Blake et Mortimer (Les Aventures de) - Tome 27 - Le cri du Moloch

    J'ai hésité à mettre 0.
    Franchement la Marque Jaune méritait mieux... ou plus exactement rien d'autre (il y a eu l'onde Septimus qui avait déjà été une déception)

    john29 Le 23/11/2025 à 16:38:01
    Blake et Mortimer (Les Aventures de) - Tome 28 - Le Dernier Espadon

    l'album est bien et prometteur.
    Il faudrait que je le relise pour peut être mieux le noter.
    Je n'ai pas aimé la fin. La chute ça fait un peu conclusion à la Tintin : " tout est bien qui finit bien, n'est ce pas capitaine ? - Oui Tintin "
    Pas très sérieux pour un B&M.

    john29 Le 23/11/2025 à 16:35:12
    Blake et Mortimer (Les Aventures de) - Tome 29 - Huit heures à Berlin

    Dessins très bien, mais surtout très bon scénario.
    La petite histoire de nos héros dans la grande : excellente idée.
    Peut être un peu trop 'hard'... rapport à l'allusion de tortures SS.
    Mais franchement très bon album !

    herve26 Le 23/11/2025 à 15:52:57

    J'avais découvert les planches de "La double exposition" sur le site "centaur club" consacré à Blake et Mortimer, et je me faisais une joie de découvrir enfin cet album. J'ai été très surpris par le format, qui s'inscrit dans la collection "le nouveau chapitre" . J'avais déjà éviter l'achat de "la fiancée du Dr Septimus" tant les dessins s'éloignaient de la conception que je me fais de Blake et Mortimer.
    Mais là j'ai craqué sur le seul nom de Laurent Durieux ,dont le travail m'avait bluffé sur "le dernier pharaon", et sur les planches visibles sur le site du "centaur club".
    Il faut avouer que le format ne rend pas hommage au travail de Laurent Durieux, et à mon avis, il aurait mieux valu éditer ses dessins sous forme d'un art-book que sous ce format actuel.
    Le stick de François Shuiten "l'histoire de Blake et Mortimer que tout le monde veut lire" m'a semblé bien trompeur.
    J'ai lu cette aventure sans réel intérêt, et j'ai eu même l'impression qu'il manquait une page à mon exemplaire tant la fin m'a semblée incongrue.
    Bref une grande déception.

    Solomon Le 23/11/2025 à 15:38:59
    L'ombre des lumières - Tome 3 - Le Démon des Grands Lacs

    Excellente conclusion, Ayroles est toujours une garantie. Après un premier volume un peu plus faible et un second qui était un chef-d'oeuvre, ce troisième épisode clôt le cycle canadien avec pathos (le climax de l’album est très efficace - et assez sanglant !).

    L’idée de faire d’un fils de p**e (excusez l’expression) le protagoniste de la série est très efficace : on se passionne pour lui et en même temps on espère qu’il perde, d’autant plus que dans ce volume le cynisme et la cruauté de Saint-Sauveur atteignent le paroxysme. La devise de Méphistophélès (dans le Faust de Goethe) pourrait très bien s’appliquer au notre chevalier : « Je suis celui qui veut toujours le mal et produit pourtant le bien ».

    Guérineau fait un bon travail, même si comparé à Maïorana, à Guarnido et surtout à Masbou (pour citer d'autres dessinateurs avec lesquels Ayroles a collaboré), son style est beaucoup plus simple et moins flamboyant.

    Cependant, même si le cycle canadien se termine ici, il reste encore beaucoup à dire sur Saint-Sauveur (et sur Gonzague, un autre personnage magnifique). J’espère que d’autres volumes suivront.

    herve26 Le 23/11/2025 à 15:30:14
    Blake et Mortimer (Les Aventures de) - Tome 31 - La menace atlante

    Après avoir lu la version crayonnée de "la menace Atlante", je devinais que l'album allait être graphiquement réussi Et , il l'est indubitablement.Peter Van Dongen, s'inscrit avec Ted Benoit et Antoine Aubin parmi les meilleurs repreneurs des personnages imaginés par Edgar P. Jacobs. J'ai découvert cette nouvelle aventure avec l'édition dite bibliophile, qui outre un papier de qualité , restitue des couleurs vintage qui sied parfaitement à la suite de "L'énigme de l'Atlantide" . Van Dongen a particulièrement soigné les "méchants", notamment Magon que je trouve très réussi.
    Par contre, que ce soit l'édition normale ou bibliophile, les couvertures sont , à mon avis ratées.
    Quant au scénario d'Yves Sente, même si parfois il se perd dans de bavardes explications assez lourdes vers le milieu de l'album, il tient la route. Contrairement à "Signé Olrik" qui se lisait assez vite, j'ai pris mon temps pour le lire. Les postiches d'Olrik finissent aussi par lasser le lecteur. Il faut que Sente se renouvelle.
    J'ai été assez surpris par le côté moderne du gouvernement britannique qui s'implique dans la recherche d'énergie renouvelable alors que l'action se déroule fin des années 50, début des années 60 ! Mis à part ces bémols, j'ai passé un très agréable moment de lecture en retrouvant Blake et Mortimer. Nous retrouvons les déguisements d'Olrik, les trahisons, le côté science fiction et aventures, le tout servi sur un dessin magnifique.
    J'ai même retrouvé , hommage à Tintin, le même journaliste qui, au début du "Trésor de Rackham le Rouge" espionnait les deux marins assis à la table voisine, en train de faire parler le marin pêcheur dans la taverne!
    Il ne faut pas oublier que sortaient le même jour que "la menace Atlante" deux autres ouvrages consacrés à Blake et Mortimer, "Double Exposition" (décevant) et " Diabolique !" (très intéressant mais cher!)
    Pour une fois, Yves Sente nous délivre du bon travail sur cette série, et cette suite de "L'énigme de l'Atlantide" vaut vraiment le détour

    ArvoBlack Le 23/11/2025 à 14:42:38

    "L'amourante", un titre étrange compression des mots "Amour" et "Mourante" et également "Âme" et "Mourante" qui peut faire aussi sens, le concept du one shot se décline autour du personnage principal, Louise. Car grâce à son pouvoir surnaturel, il est question de vivre bien plus longtemps qu'un être humain normal tant que quelqu'un est amoureux d'elle est c'est toute l'ambivalence de son pouvoir qui permet de soulever plusieurs questions morales autour de l'amour, du désir, de l'indifférence, du harcèlement, mais aussi du temps et du vieillissement.

    Le dessin de Pierre Alexandrine est simple et lisible, mais ce n'est pas lui qui marque les esprits. Même s'il est bien réalisé dans la forme, il manque un travail plus poussé sur les détails, et surtout sur la lumière (et donc les couleurs) pour rendre le dessin plus puissant et faire ressortir les volumes. Les personnages se ressemblent d'ailleurs un peu tous dans leurs traits physiques (nez, yeux, bouche, forme du visage). La ressemblance entre Eleanor (la brune) et Louise (la blonde) est d'ailleurs frappantes, on dirait qu'elles sont sœurs, alors que pas du tout.

    Cependant, "L'amourante" tire son épingle du jeu par son récit novateur et son idée initiale ; même si l'histoire présente quelques longueurs par un découpage simple qui manque un peu de dynamisme, des dialogues parfois avec des rallonges historiques, le récit est suffisamment novateur pour attirer la curiosité. Un peu plus de structure sur les personnages pour leur donner une personnalité plus forte et contrastée aurait surement donné quelque chose de plus impactant.

    Dans le même thème, si le récit de "L'amourante" pour a plu, je conseille "Le voleur d'Amour" de Richard Malka adapté en BD par Yannick Corboz, qui aborde le thème de l'immortalité autour du pouvoir de l'amour avec plus d'audace, de dramaturgie avec des illustrations beaucoup plus puissantes et poussées (aquarelles).

    Solomon Le 23/11/2025 à 14:38:06

    Fan absolu du Blueberry de Giraud — incomparable —, je ne m'attendais pas grand chose à ce collectif, sinon un bon moment de lecture. Eh bien, ce n'est pas le cas : la plupart des histoires dont le volume se compose (14 au total) sont assez barbantes et souvent même mal dessinées (je pense surtout à celles de Belmonte, Martin et, mon Dieu, Coutelis... Et dire qu'il était jadis un bon dessinateur, lisez son Tanguy et Laverdure). Les illustrations en fin d'album aussi ne sont guère convaincantes (le pire dessin, c'est celui de Manara, de loin).

    Il y a quand même quelques petites pépites, qui brillent d'autant plus si on les compare à la médiocrité ambiante : en particulier, les histoires de Perriot (qui hommage ici le Giraud du cycle du Cheval de Fer, celui des prairies), Gastine et Félix (qui signent une histoire assez drôle, même si Mike et Jimmy ne ressemblent pas trop aux personnages de Gir), Marini (pas mon auteur favori, mais là, il a dessiné une histoire assez amusante) et surtout Bertail. Grand admirateur de Blueberry (il en parle souvent sur ses réseaux), il a réalisé sans doute le conte le plus beau de l'album, une perle à la simplicité touchante et superbement mise en images (ces paysages...). J'aimerais beaucoup le voir sur un album complet du lieutenant, après un tel essai. Une mention pour l'histoire de Rouge aussi, qui ne m'a pas trop emballée, mais qui ne mérite pas d'être assimilée aux véritables échecs de l'album, bien pires.

    L'histoire de Xavier et Matz est bien dessinée elle aussi, mais (au-delà d'une intrigue pas trop intéressante) il y a vraiment trop d'erreurs de chronologie pour une aventure qui se produit à l'époque de La Dernière Carte. Ça, c'est l'autre (gros) problème de l'album : les histoires sont censées se dérouler entre les épisodes de la série mère, mais beaucoup d'auteurs n'ont visiblement pas étudié la vie de Blueberry et construisent des contes qui contredisent ouvertement la chronologie établie par Charlier puis Giraud (y compris ceux qui ont fait en théorie un bon job, comme Gastine et Félix : 1899 ??? En 1899, Blueberry, né en 1843, devrait être un quasi sexagénaire...).

    En général, pas le meilleur des hommages pour Myrtille, hélas.

    sebastien01 Le 23/11/2025 à 14:00:10

    Autant l’avouer en avant-propos, je ne suis pas un grand lecteur du Punisher. J’ai en effet toujours trouvé cet anti-héros plutôt bourrin, nihiliste et inutilement violent. Et, si je connais certes un peu l’apport de Garth Ennis au personnage, c’est donc en néophyte que j’ai récemment découvert deux mini-séries illustrées par Jacen Burrows. Seconde lecture : Get Fury où l’énième déploiement de Frank Castle au Vietnam (Punisher: Get Fury 2024, #1-6).

    Depuis son premier scénario sur ce personnage en 1995, Ennis aura, par trois fois au moins, expédié Castle dans les affres de la guerre du Vietnam dans les mini-séries Born, The Platoon et cet album-ci. Dans le même temps, il a fait vivre le même enfer à Nick Fury en autant d’occasion. C’est donc en terrain connu que nos deux anti-héros vont se croiser au cours d’une mission de sauvetage sur fond de trafic de drogue. Le scénario n’est pas franchement recherché et ressemble à s’y méprendre à celui de Rambo II auquel on aurait saupoudré une touche d’American Gangster.

    Reste le trait de Burrows qui, comme sur l’album Soviet lu auparavant, est plutôt bon. Sans me répéter, ce dessin permet au lecteur que je suis d’y trouver son compte malgré la pauvreté de l’intrigue. Ça ne m’encourage pour autant pas à lire plus assidument les aventures du Punisher.

    sebastien01 Le 23/11/2025 à 13:00:23

    Autant l’avouer en avant-propos, je ne suis pas un grand lecteur du Punisher. J’ai en effet toujours trouvé cet anti-héros plutôt bourrin, nihiliste et inutilement violent. Et, si je connais certes un peu l’apport de Garth Ennis au personnage, c’est donc en néophyte que j’ai récemment découvert deux mini-séries illustrées par Jacen Burrows. Première lecture : Soviet où l’Afghanistan qui se rappelle au bon souvenir de Frank Castle (Punisher: Soviet 2020, #1-6).

    Dans cette histoire, le Punisher m’est apparu plutôt en retrait. L’essentiel du récit se déroule dans le passé et est narré au travers d’une longue série de récitatifs. En résumé, Castle rencontre un vétéran de la guerre d’Afghanistan – celle des années 80, quoique les talibans soient toujours les mêmes aujourd’hui – et nos deux soldats à la gâchette facile deviennent potes le temps d’une brève mission. Le scénario est extrêmement mince, sans surprise et, à l’instar de Rambo III, repose essentiellement sur l’art de jouer de la mitrailleuse. Il faut plus que quelques soldats soviétiques écorchés pour faire une bonne histoire…

    Le trait de Burrows est plutôt bon, précis et propre, voire trop propre. Hormis la curiosité de re-découvrir le Punisher, c’est surtout pour ce dessin que j’ai lu cet album. Ça n’excuse pas la pauvreté de l’intrigue mais ça rend au moins la lecture des six épisodes plaisante.

    Erik67 Le 23/11/2025 à 09:29:53
    Le serpent et la Lance - Tome 4 - Acte 4 - Papillon-Tonnerre

    Ce quatrième tome poursuit l'intrigue captivante des meurtres de jeunes filles lâchement assassinées dans l'Empire aztèque, 50 ans avant l'arrivée des conquistadors espagnols. Ce cadre historique est non seulement intrigant, mais il nous plonge également dans une période riche en mystères et en tensions et qui est assez peu connu du grand public.

    Dans ce tome, nous voyons Œil-Lance et Serpent, deux personnages aux trajectoires opposées, unir leurs forces malgré leurs différences et les rancœurs accumulées au fil des années. Cette collaboration inattendue ajoute une dimension émotionnelle à l'histoire, enrichissant le récit de conflits internes et de rédemptions potentielles.

    Le dessin de Hub atteint ici son apogée. Chaque page est un véritable festin visuel, débordant de détails qui mettent en valeur la splendeur et la complexité de cette civilisation aztèque. Les scènes sont à la fois dynamiques et riches en atmosphère, permettant au lecteur de s'immerger complètement dans cet univers.

    À noter qu'il s'agit sans doute de l'avant-dernier album de la série qui parvient à nous donner un élément de réponse assez important dans la résolution de cette enquête assez palpitante. En effet, les révélations, les tensions et les moments de réflexion se combinent pour offrir une conclusion satisfaisante et mémorable.

    En conclusion, "Le Serpent et la Lance" tome 4 est une lecture incontournable pour les amateurs à la fois de polar mais d'histoire pré-colombienne. Je recommande vivement cette série à ceux qui recherchent une aventure riche en émotions et en découvertes.

    Hub l'auteur m'avait déjà convaincu par "Okko" et pour la petite historie, j'avais eu l'occasion de le rencontrer jadis dans un festival à Strasbourg. Quel chemin parcouru depuis !

    john29 Le 22/11/2025 à 23:39:46
    Blake et Mortimer (Les Aventures de) - Tome 31 - La menace atlante

    Bon j'ai mis 3/5 car j'ai passé un bon moment et les dessins sont bien... mais... le sujet aurait mérité 2 volumes et surtout être un minimum crédible sur l'aspect spatial ! Messieurs les scénaristes faites valider votre projet par un fan groupe avant !
    1 - il est strictement impossible de voyager, ou de communiquer plus vite que la vitesse de la lumière. Donc les communications instantanées entre l'Atlantide et la Terre sont ridicules !
    2 - le vaisseau ne peut pas dans l'espace normal atteindre la vitesse de la lumière. Si par magie il s'en approchait vraiment beaucoup beaucoup le temps dans le vaisseau serait beaucoup beaucoup ralenti. L'équipage arriverait en effet très rapidement à sa destination, mais il se serait écoulé 1000 ou 10000 ans sur Terre !!! Mortimer doit connaître la relativité d'Einstein !
    3 - le décalage temporel sur lequel le scénario joue est lui aussi ridicule. Il n'existe pas de lieu où le temps... irait plus vite que sur Terre... c'est exactement le contraire ! Une TRES forte gravité ralentit le temps / à un lieu où la gravité est faible ou "normale"... Principe de la relativité générale !
    DONC : soit il vous faut tout revoir (c'est ce que j'aurais conseillé si j'avais eu accès au projet), soit il vous faut imaginer des trucs vraiment très exotiques pour garder votre scénario.
    a) le contact par radio instantané sur des années lumières... ça c'est I M P O S S I B L E. Le scénario eut été à modifier (Magnon a pu joindre son fidèle alors qu'il quittait la Terre dans l'histoire de EP Jacobs, et celui ci lui a promis que s'il revenait il lui ferait signe... ok ils ont une super radio pour communiquer, mais sur Terre ou juste à proximité !)
    b) le voyage spatial décrit est rigoureusement impossible. Ok ils vont rejoindre l'Atlantide, mais pas par l'espace normal. Ils vont plier l'espace, ou profiter d'un trou de ver etc... et cela peut prendre plusieurs pages. Dans ces conditions, les 2 temporalités peuvent être en gros les mêmes.
    c) avoir ensuite un temps qui s'écoule... plus vite en Atlantide que sur Terre... ce n'est pas possible ! Donc si vous voulez vraiment le faire pour le suspens, ben il faut imaginer un truc très très très exotique et inconnu... euh... disons un Trou Blanc d'anti matière autour duquel gravite la planète de l'Atlantide ? Cela aurait permis de bricoler une explication pour le voyage depuis la Terre : les atlantes courbe l'espace pour établir un raccourci entre la terre et le Trou Blanc... C'est hyper spéculatif, mais beaucoup moins stupide que ce qui est décrit.
    Sorry d'avoir été si long, mais franchement ces stupidités m'ont gâché le plaisir !! Sinon, par pitié ne mettez pas l'Atlantide dans une autre galaxie (sauf si EP J l'a fait, je ne me souviens plus). Mettez là à moins de 100 années lumière, au voisinage d'un trou blanc anti-matériel qui inverse la relativité générale et qui rendra la planète invisible des télescopes... par ex... ç'est hyper fumeux, mais ça passe mieux que les grossières erreurs commises !
    Faites un groupe de fans qui vous propose des scénarios ou au minimum qui valide vos idées !
    Sinon, Mortimer me parait un peu jeune pour que l'action se passe après le Piège Diabolique (il fait une allusion à son voyage dans le temps)... mais bon, on n'est plus à ça près... c'est peut être pour suggérer qu'il est vieux qu'on lui a fait faire un arrêt cardiaque ?
    Franchement : GRRRRRRRRRRRRRRR
    Toujours pour montrer qu'on a intérêt à respecter un minimum la physique : le truc fumeux trou blanc à anti G autour duquel gravite la nouvelle Atlantide aurait permis "d'expliquer" comment cette civilisation peut rapidement atteindre la Terre : elle plie l'espace mais ensuite choisit soit de se faire attirer par cette rarissime configuration locale (pour le voyage retour depuis la Terre), soit de se faire repousser en anti-G (pour le voyage vers la Terre)... et donc... en prime, on a une explication pour vouloir quand même maintenir une base sur l'actuelle planète : un tel trou blanc anti G est unique ! Il permet des repliement spatiaux en aller / retours. Or les atlantes n'ont pas encore trouvé une techno pour faire de tels A/R tout seul, sans un tel trou blanc... donc ils voudront conserver une telle capacité et maintenir une base près de celle ci... enfin on aurait pu creuser l'idée... et on aurait aussi pu mettre le Basileus confronté à un parti extrémiste qui lui aurait dit : on retourne sur Terre et on asservi les humains ! Autant de pistes pour une histoire en 2 volumes.

    Aramis90 Le 22/11/2025 à 18:24:32
    M-A-D - Tome 2 - Mechanical mind

    du appleseed à la sauce franco-belge ça fait du bien à la rétine et en plus c'est très réussi
    scénar comme dessin c'est du tout bon faut pas hésiter foncez l'acheter

    TDH75 Le 22/11/2025 à 18:08:28
    Titans - Tome 78 - Titans 78

    « Titans n°78 » est une de mes madeleine de Proust.

    Avec le recul de plus de 40 ans, les scénarios de Star wars et de Dazzler sont d'une grande faiblesse mais pour le premier bénéficie du style graphique très inspiré et fun de Frenz, le second d'une atmosphère très « LA/80's » plutot plaisante.

    En dehors de ses critères esthétiques on est loin des grandes heures de la Marvel.

    Non ici la véritable star est française ! Mitton place ses héros dans une histoire d'une grande force dans laquelle ils doivent subir à un flipper mortel avant de s'engager dans une passionnante aventure intérieure visant à pénétrer dans un organisme humain pour sauver une jeune enfant.

    Éducatif (bonjour le cours de biologie appliquée!) brillant et superbement dessiné (quelle couverture incroyable), cette aventure de Mikros tient à elle seul et à bout de bras ce Titan de mon enfance !
    Plus d'informations sur ce lien :
    https://lediscoursdharnois.blogspot.com/2025/11/titans-n78-jo-duffy-ron-frenz-jean.html

    franp Le 22/11/2025 à 18:03:01
    L'arche - Tome 3 - S.E.T.I.

    Toute la série est très banale ; on en rentre jamais vraiment dans cette histoire mêlant science-fiction et mélodrames adulescents ; les personnages ne génèrent aucune sympathie ni aucune émotion.

    franp Le 22/11/2025 à 17:44:47
    Alix Senator - Tome 16 - L'Atlantide

    Rien de passionnant dans cet album. Histoire prévisible, dialogues insipides, exploitation a minima du thème de l'Atlantide (tout ça pour si peu ?)

    sebastien01 Le 22/11/2025 à 17:42:49

    Ni un comics, ni un manga ; il ne s’agit pas d’une bande dessinée mais d’un texte de Greg Rucka illustré par Yoshitaka Amano. Je n’ai jamais été attiré par ce type d’ouvrage hybride ; c’est sa réédition en milieu d’année qui m’a finalement poussé à le lire (Elektra and Wolverine: The Redeemer 2001, #1-3).

    Rucka débute sa carrière comme romancier mais ce n’est assurément pas ce récit que l’on retiendra de lui. À tour de rôle, il met en scène Elektra et Wolverine s’affrontant puis protégeant une mystérieuse adolescente prénommée Avery. Celle-ci ressemble bigrement à la future X-23 et, dans l’ensemble, la trame suit celle du film Logan réalisé par James Mangold en 2017. Évidemment, cet album précède chronologiquement le film mais je n’ai pas trouvé l’histoire franchement originale. Le coup des super-héros qui s’opposent avant de conclure une alliance de circonstance contre un tiers est depuis longtemps éculé.

    Quant au dessin d’Amano, il a le mérite de proposer une vision radicalement différente de ces deux personnages mais c’est tout ce que j’en retiens. Je ne connais pas l’auteur, semble-t-il associé à l’univers du jeu vidéo Final Fantasy, mais c’est un illustrateur et non un dessinateur de comics et cela se ressent. L’album me fait penser à un artbook dans lequel une succession de tableaux en pleine page illustre le texte de Rucka. À réserver aux amateurs ; pour ma part je n’ai pas été convaincu par cette proposition.

    Arkadi Le 22/11/2025 à 15:52:19
    Daredevil (Semic) - Tome 12 - Tome 12

    Deux épisodes extraordinaires ou se télescopent des inhumains, un clone, un père et sa fille qui e déchirent et …Ultron qui veut tataner sévère Daredevil à cause du Docteur Fatalis. Tout un programme qui part en sucette. Sauf que non. Il n’y a pas de n’importe quoi dans la narration. Et si, parfois elle tient avec de grosses faciles, l’histoire se déroule avec des personnages d’un richesse inouïe.

    Ultron par exemple est d’une multitude de personnalité. Son errance est si palpable. Son incompréhension à être nombreux dans un seule corps mécanique le rend autant inquiétant que touchant, autant violent que seul. Sa quête de compréhension au monde le rend gosse. Sa force de frappe d’une puissance colossale le rend tyran. Et, puis il y a numéro 9, qui se cherche entre programme et réalité, soumission et indépendance. Quant aux inhumains, ils cherchent un enfant qui, visiblement, serait l’antéchrist. Il le cherche uniquement parce qu'un enfant doit être dans les bras de sa mère (Médusa). Restent un papa et sa fille qui se crêpent le chignon pour des notions d’humanité majeures.

    Quelle densité dans les dialogues ! Quelles quêtes de soi si incompréhensibles ! Rarement un comics des années 90 fut aussi mature dans le dilemme humain, la science maudite, les destins à tordre.

    En plus de cette intensité, vous rajoutez un dessin absolument sublime et iconique d’un Romita junior qui aère ses cases, les transcendent dans le trait qui raconte tout simplement mais avec un tel brio. Et vous rajoutez l’ancrage de Williamson qui sublime le tout.

    Et voila un arc narratif majeur chez Daredevil.

    ArvoBlack Le 22/11/2025 à 15:09:59

    "Pour l'amour de Guenièvre" est un retour aux légendes : de Merlin l'enchanteur au Roi Arthur, en passant par Lancelot du Lac et les chevaliers de la Table Ronde, le tout avec le trait du talentueux Jean-Claude Servais.

    Si la qualité des illustrations en noir et blanc est bien là, avec un dessin soigné et des hachures qui ajoutent du volume à l'ensemble ; on ne peut pas en dire de même du récit qui survole son histoire sous forme de 3 chapitres pour ne laisser qu'une impression mitigée, avec un amour idéalisé entre Lancelot et Guenièvre, un Merlin qui apparait sur un chapitre et disparait aussitôt comme par enchantement. De grands bonds temporels de planche en planche permettent d'avancer à toute vitesse ; mais cela va beaucoup trop vite au détriment des personnages qui ne prennent pas le temps de se découvrir, de s'émanciper, ni de questionner le lecteur. Les événements s'enchainent à une vitesse folle pour ne laisser qu'une vague impression d'immersion et d'appréciation, sans aucune profondeur ; si ce n'est raconter furtivement les histoires des légendes arthuriennes sur 45 planches. Il en aurait surement fallu le double pour rentrer dans le récit.

    Danvorst Le 22/11/2025 à 12:45:08
    Durango - Tome 3 - Piège pour un tueur

    Durango est appelé pour assurer la sécurité d'un certain Allen. Il finit par rejoindre Silver Bridge, où le Allen en question n'a pas que des amis. Durango va alors se retrouver au cœur d'un piège qu'on veut refermer sur lui. La série va vraiment dans la bonne direction, les albums sont de mieux en mieux et on commence à bien apprécier ce héros solitaire et un peu surprenant.

    TychoBel Le 22/11/2025 à 12:26:55

    Schuiten affirme que c’est “l’histoire de Blake & Mortimer que chacun veut lire”. Vu le tapage publicitaire, on serait presque tenté d’y croire. Mais une fois le livre ouvert… quel désenchantement! Bilan : de belles images, oui. Mais un texte bien trop classieux, un hommage qui vire à la caricature, et une promesse vendue à grand renfort de marketing vers un public d'aficionados et qui se dissout en une double déception.

    Touriste-amateur Le 22/11/2025 à 10:34:16
    Champignac - Tome 4 - Les années noires

    Et bien moi, je vais y aller d'un commentaire des +positif!
    Je ne savais pas que ce personnage apparaissait dans Spirou, aussi je n'ai aucune nostalgie de comment il a pu être "détourné", je le prends comme quelque chose de nouveau pour lequel je n'ai aucune référence antérieure. C'est peut-être ça qui fait la différence par rapport aux autres avis.

    Je me demandais comment Champignac (et accessoirement les auteurs!) allait rebondir à la mort de Blair, sa pétillante âme soeur.
    C'est dur pour lui, mais les auteurs s'en sortent merveilleusement (on ne précisera pas comment pur ne pas spoiler l'album).

    Les dessins sont superbes, le scénario agréable. Il y a certes de la nostalgie, de la morosité. Mais il y a aussi tellement de tendresse, de poésie, de douceur, de sagesse! Et c'est surtout cela qui ressort de l'album.

    Egalement les auteurs auront rectifié le tir par rapport au précédent opus: C'est beaucoup moins technique et pédagogique (et donc beaucoup moins ennuyeux!) que le tome 3.

    Un régal!!!!

    Mariulo75 Le 22/11/2025 à 09:58:29

    A la fois émouvant et drôle, ce livre parle de seins avec beaucoup de vérité
    J'ai adoré
    Je vais le recommander à toutes mes copines

    Erik67 Le 22/11/2025 à 09:37:17

    Nous sommes presque tous en quête de liberté tant cette valeur nous parait fondamentale dans nos vies quotidiennes. Evidemment, dans les régimes autoritaire, le peuple aspire toujours à la liberté.

    Pour le pitch, il est plutôt incroyable. Jugez-en vous-même ! Il s'agit d'une jeune fille de 15 ans qui croit que sa mère l'emmène en vacances en Algérie mais elle débarque dans la Syrie occupée par Daesh. Merci Maman pour ces vacances incroyables !

    Inutile de préciser que c'est comme se jeter dans la gueule du loup. Elle sera l'esclave d'une mère totalement possédée par la religion au point de ne plus pouvoir exister en tant que femme.

    Non seulement le régime de Daesch ne fera pas dans la dentelle mais sans c'est compter par les exactions subies par les kurdes puis par la suite de notre administration qui a la fâcheuse tendance de classifier terroriste de pauvres innocents musulmans sans opérer la distinction nécessaire.

    J'ai été particulièrement ému par la préface qui est signée de celle qui a inspirée cette BD tant son histoire est dramatique. Je retiens seulement une phrase : « l'âme doit toujours guider le corps et non l'inverse. Si l'on décide de s'en sortir, on y arrive ». Bref, c'est une véritable battante !

    La suite est un véritable drame car il va falloir survivre en qualité de femme dans un enfer sans nom pendant 9 ans. Je n'ai pas trop aimé la fin qui montre qu'un médecin de famille n'a pas été assez vigilent pour faire un signalement auprès des Autorités ce qui aurait peut-être changer la vie de cette petite fille qui va lui en faire le reproche une dizaine d'année plus tard comme pour trouver un coupable. C'est toujours quelque chose de difficile que de dénoncer.

    Evidemment, je conseille cette lecture d'autant qu'il y a encore des enfants qui sont emprisonnés dans les centres de détention kurde en Syrie.

    Erik67 Le 22/11/2025 à 09:18:17
    Le château des Animaux - Tome 4 - Le Sang du roi

    Ce quatrième et dernier tome du Château Des Animaux continue d'explorer l'univers riche en intrigues et en personnages anthropomorphiques d'une ferme gouvernée par un dictateur. Inutile de rappeler que c'est librement inspiré par la ferme des animaux de George Orwell, une oeuvre majeure de la littérature.

    L'auteur Xavier Dorison maîtrise parfaitement l'art de mêler suspense et émotion, transportant le lecteur dans un environnement où loyauté, trahison et quête de pouvoir se côtoient. On se rend compte que le processus électorale peut être totalement biaisé pour conserver ce fameux pouvoir avec des promesses qui ne seront pas tenues. C'est le propre de pas mal de politiciens à travers le monde...

    Les illustrations sont particulièrement expressives, mettant en valeur la tension dramatique de l'intrigue et donnant vie à chaque scène avec dynamisme. La mise en page habile, avec des plans variés, contribue à maintenir un rythme soutenu, tout en permettant au lecteur de prendre le temps d'apprécier chaque scène. C'est un excellent travail graphique par un dessinateur prometteur pour l'avenir.

    L'intrigue, dense et captivante, invite à une réflexion sur le pouvoir et sur la nature humaine au niveau des foules qui peuvent suivre aveuglément un tribun. La question centrale autour du sang du roi et de ses implications ouvre des pistes de réflexion intéressantes sur la légitimité et la corruption au sein même du pouvoir.

    Ce tome constitue une fin de série véritablement à la hauteur des attentes, riche en émotions et en réflexions. C'est une conclusion qui laisse une trace durable dans l’esprit du lecteur. Je suis content de l'avoir acheté.

    Erik67 Le 22/11/2025 à 08:36:22

    La Tempête est une BD qui nous plonge dans un récit riche en émotions et en tensions. Les auteurs, Le Galli et Héloret, réussissent à créer une atmosphère assez intense, s’inspirant habilement des thèmes classiques tout en y ajoutant une touche qui fait un peu vieillotte pour coller aux dialogues bretons d'autrefois.

    L’illustration est un véritable point fort de cette œuvre, avec des dessins qui rendent hommage à la puissance de la nature et à la complexité des relations humaines. Les planches sont magnifiquement composées, illustrant à la fois la beauté et la violence des éléments, renforçant le sentiment d’urgence qui traverse toute l’histoire.

    Le scénario explore des thèmes de lutte, de survie et de résilience face à l’adversité. Les personnages sont profondément humains, avec des motivations et des faiblesses qui les rendent crédibles mais pas forcément attachants. On ressent leur douleur, leur espoir et leur détermination tout au long du récit.

    Cependant, certains lecteurs pourraient trouver que le rythme fluctue par moments, avec des passages qui mériteraient d'être davantage développés. Cela dit, La Tempête parvient à captiver grâce à son expérience visuelle et narrative immersive .

    A noter qu'on pense avoir vécu la tempête du siècle alors que celle-ci s'est déroulée en septembre 1930 prenant au piège des centaines de bateaux de pêcheurs dont beaucoup ne reviendront pas vivant au port.

    Bref, cette lecture offre une réflexion sur notre rapport à la nature quand elle se déchaîne.

    creolix Le 22/11/2025 à 06:51:05
    Astérix - Tome 41 - Astérix en Lusitanie

    Moi je l’ai beaucoup aimé, tant le scénario de Fabcaro que les dessins de Conrad.
    On retrouve l’esprit d’Astérix, ce mélange d’humour, de clins d’œil à notre époque et d’aventures épiques, tout en sentant la patte personnelle des auteurs.

    Après, pour ceux qui cherchent uniquement du Goscinny/Uderzo, ben je dirais que vous ne vous y retrouverez plus jamais chez aucun scénariste ou dessinateur… Le monde a changé, les codes ont changé, l’époque a fortement évolué (on n’est plus dans les années 60/70 voire début 80). Et justement, c’est ce que j’apprécie : Fabcaro ne fait pas du copier-coller nostalgique, il propose une lecture moderne, rythmée, avec des dialogues vifs et des situations absurdes dignes de son humour.

    Conrad, de son côté, continue à faire un travail remarquable. Ses planches sont dynamiques, colorées, pleines de détails, et il a su trouver un équilibre entre fidélité au style d’Uderzo et sa propre sensibilité graphique. Les expressions, les décors, tout respire le soin et le plaisir du dessin.

    Le thème de la Lusitanie est bien choisi : dépaysant, ensoleillé, avec un peuple attachant et de nouveaux personnages hauts en couleur. On y retrouve ce goût du voyage, de la rencontre et de la satire douce qui a toujours fait le charme de la série.

    En somme, Astérix en Lusitanie réussit son pari : respecter l’héritage tout en apportant une touche actuelle et fraîche. Ce n’est pas « comme avant », mais c’est vivant, drôle et plein d’énergie – et c’est bien ça l’essentiel.

    Les points forts et les points faibles

    Les plus :

    La visite d’un pays très demandé, la Lusitanie, qui apporte un vrai vent de fraîcheur à la série.

    Des décors superbes, une culture et des personnages typés qui nous apprennent toujours quelque chose sur le pays traversé.

    Un scénario original, mais qui sait faire des clins d’œil malins à d’autres albums de la collection.

    Les moins :

    Un départ et un retour au village un peu trop rapides : on aurait aimé quelques cases de plus pour profiter de ces décors emblématiques et de la vie du village.

    Les personnages secondaires habituels sont peu présents, ce qui peut laisser un léger sentiment de manque pour les fans de longue date.

    Certaines références, plus subtiles ou contemporaines, risquent de passer au-dessus de la tête des plus jeunes lecteurs.

    En conclusion

    Sans chercher à copier ses illustres prédécesseurs, le tandem Fabcaro–Conrad réussit à faire vivre la légende avec intelligence et sincérité. Astérix en Lusitanie n’est pas un retour en arrière, mais une continuité naturelle : celle d’une série qui évolue avec son temps sans jamais perdre son âme..

    Et puis, soyons honnêtes : c’est toujours un réel plaisir, 65 ans après la naissance du petit Gaulois, de retrouver cet univers qui nous accompagne depuis l’enfance. Feuilleter un nouvel album d’Astérix, c’est un peu comme retrouver un vieil ami : on a grandi, on a changé, mais la magie opère toujours.

    Pulp_Sirius Le 22/11/2025 à 03:56:34

    Très foutraque! Dans l'avant-propos, Berberian prétend avoir réussi à créer un monde avec cette histoire de 80 pages. Quelle prétention!

    Il y a beaucoup d'idées ici, mais tous les morceaux ne collent pas bien ensemble. Ça part un peu dans tous les sens. Les idées se raccordent mal. C'est souvent peu développé. D'ailleurs, l'histoire ne se termine pas vraiment, ce qui n'est jamais une bonne chose. L'humour est couci-couça; parfois ça fonctionne, parfois la répétition ad nauseam qui sert d'humour (le café...) devient lassante.

    Il y a un personnage qui arrive en fin d'album qui n'est pratiquement là que pour sauver notre héroïne d'un mauvais pas. Bizarre. La grande révélation de l'album n'est pas particulièrement surprenante ou intéressante. Le dessin de Beltran est correct, sans plus.

    Somme toute, plutôt moyen!

    Danvorst Le 22/11/2025 à 02:11:15
    Durango - Tome 2 - Les forces de la colère

    Durango va devoir affronter une bande de hors-la-loi qui vient de commettre un braquage. Les bandits vont venir troubler la paix d'un tout petit village non loin. Dans la lignée du premier tome, à savoir un scénario classique et qui prend peu de risques, mais une lecture très divertissante et efficace. Excellent.

    addrr Le 22/11/2025 à 00:08:37
    Missions Kimono - Tome 25 - Hirola

    Excellent dernier album de JYB, paru de manière posthume. Ses scenarii ciselés et rigoureux de justesse et d’exactitude (jusqu’à l’obsessionnel) nous manqueront.
    Bel envol final !

    addrr Le 21/11/2025 à 22:49:20
    Allan Mac Bride - Tome 8 - Les soleils de l'Antarctique

    Adios JYB, cet album pourrait te servir de testament avec Hirola, le dernier Missions Kimono. Nul autre hommage que ces parutions posthumes n’aurait de sens.
    J’aurais aimé savoir ce que tu cachais dans ton cerveau, sur ce que Allan Mac Bride commençait à deviner et effleurer dans ses aventures. Tu ne voulais rien me dire, en arguant que je le lirai tôt ou tard. Hé bien, ce sera jamais, c’est ainsi…
    Merci pour tout !

    Danvorst Le 21/11/2025 à 22:37:27
    Durango - Tome 1 - Les chiens meurent en hiver

    Un scénario classique, sans prétention, mais terriblement efficace, et surtout superbement mis en valeur grâce aux dessins de Swolfs dont on reconnaît déjà le style. Un très bon premier album.

    Danvorst Le 21/11/2025 à 21:50:48
    East of West - Tome 3 - Il n'y a pas de « nous »

    Décidément, je n'arrive pas à rentrer dans cette série. Le récit manque cruellement de fluidité, la lecture devient lourde et soporifique. Bref, peut être que la suite relève l'ensemble, mais je ne m'y risquerai pas.

    Erik67 Le 21/11/2025 à 20:33:17

    Je n'avais pas lu le précédent opus de ce duo d'auteur Xavier et Matz intitulé « Le serpent et le coyote » et qui était dans le même genre à savoir un western moderne sous l'angle polar se passant dans les années 70. Idem en l’occurrence avec ce récit nous plongeant au cœur du désert du Nouveau-Mexique.

    Chuck qui sorti de prison souhaite aller récupérer son magot qu'il a caché dans une bourgade fantôme au milieu de grandes étendues sauvages de l'Ouest américain. On peut dire que l'histoire sera assez prenante avec sa tension palpable et ses rebondissements.

    Le trait réaliste de Xavier parvient à sublimer ce récit avec ses cases contemplatives notamment dans les décors de ce road-trip à travers plusieurs états américain comme le Montana, le Wyoming, le Colorado et surtout le Nouveau-Mexique. Il y a certes un dynamisme du trait assez présent dans les scènes d'action. En résumé , on peut dire que l'ambiance mi-western, mi-polar est parfaitement rendue.

    Bref, c'est assez cinématographique dans son ensemble comme à chaque fois avec les productions de ce duo d'enfer. C'est un polar à lire bien évidemment le temps de passer un bon divertissement de lecture procurant un peu de plaisir.

    Arkadi Le 21/11/2025 à 18:58:41
    Michel Vaillant - Tome 41 - Paris-Dakar !

    Enfin, Jeannot est libre !!!!!Le voici quittant Novedi pour tenter l’édition familiale avec l’un de ses fils (Philippe) qui travaille déjà avec lui pour, essentiellement, les repérages. Il aura désormais plus de temps pour construire des histoires plus solides ? Nous verrons bien…

    Ici, l’album est un génial documentaire sur le « Paris Dakar » à la Thierry Sabine. Il mourra 4 ans plus tard avec Balavoine dans le fameux Hélicoptère. Michel Vaillant ne fait quasiment que de la figuration car la part sera belle à Julie Wood.

    En effet, pour des raisons commerciales, Graton doit cesser la série « Julie Wood » mais il veut garder son héroïne principale et l’intègre dans la saga familiale. Il a bien raison. Elle a du tempérament. Elle sera le personnage principal de ce tome. On la suivra sur sa moto tout le long de la course. Bon, Jeannot intègre aussi un méchant pas gentil qui veut lui faire du mal juste parce que c’est un méchant pas gentil et pis c’est tout. De ce ressort scénaristique tout pété, il en ressortira tout de même une scène de baston jovial et qui renoue les liens amicaux. Il y a même Claude Brasseur et Jacky Ickx hilares.

    Et puis il y a Steeve qui revient. Il revient en une case en disant un « Salut tout le monde ! » et tout est oublié. On aura pu espérer une narration plus fouillée pour les retrouvailles comme dans « le retour de Steeve Warson » mais Jean Graton fait un autre choix.
    Et je trouve qu’il a raison de faire ce choix là. Avec les vrais amis, on oublie vite. Il suffit juste d’un large sourire, un « Salut tout le monde » et tout repart comme avant. La vraie amitié, c’est ça. Et, puis Steeve n’est pas partie en salop. Il a juste fui une histoire d’amour qui l’a dévasté. D’ailleurs, une autre semble venir à l’horizon….

    Rien d’extraordinaire donc mais pour tous ceux, comme moi, qui aime la série pour sa saga et ses personnages, cet album nous permet d’être chez soi. Confortable et en famille.

    freeycap Le 21/11/2025 à 01:42:34

    Pour la série au complet :

    J'ai vraiment bien aimé les deux premières intégrales.
    L'histoire était super intéressante, du suspense, de l'action, de la SF, et tout et tout, une recette vraiment gagnante à mon goût...

    Puis est arrivée la 3e intégrale...

    Mais c'est quoi cette affaire ?? Qu’est-ce que les auteurs ont pondu ici ???
    C'est n'importe quoi, ça n'a ni queue ni tête, de la philo ou des idées de bas étages, complètement bâclé, ça n'apporte rien, ça ne veut rien dire, c'est complètement idiot...
    La troisième intégrale est un désastre, du gros n’importe quoi, qui a tout simplement gâché la série.
    J'aurais dû m'arrêter de la lire après la 2e intégrale.

    Moi qui voulais me lancer dans Prométhée, je vais y repenser très sérieusement

    Campanar Le 21/11/2025 à 00:32:12

    Pas convaincu malgré les avis précédents qui m’ont amené vers cet ouvrage.
    Peinture sociale stéréotypée voire caricaturale et dialogues banals et convenus.
    Dommage, l’idée de départ est excellente, ça doit faire un album déjanté, mais ça sombre dans la moraline … et ça m’ennuie !
    Et comme Baptiste dans le Schpountz, de m’ennuyer, ça m’ennuie !

    addrr Le 21/11/2025 à 00:25:26
    Panoptikon - Tome 2 - Anodos

    Pourquoi pas de notes ?
    Pourquoi pas d’avis ?
    Dingue !
    Quelle mini série !
    Dessin léché, paysages grandioses, formes herculéennes, cyclopéennes … et quelle originalité dans l’approche scénaristique, dans les héros, dans l’ambiance et l’environnement global. C’est du génie. J’ai pris mon pied à lire l’intégrale sortie récemment. J’espère qu’elle attirera du monde, cette série le mérite.

    ArvoBlack Le 20/11/2025 à 23:15:31

    "Mémoires d'un incapable" parle d'un homme qui pète un câble. Ni une, ni deux, il prend son fusil et tire sur sa femme et ses enfants. Les raisons, il n'y en a pas vraiment, il pète un câble. Pas d'introspection sur sa lente dépression et sa schizophrénie, Albert nous explique que tout cela a commencé à la banque, un rendez-vous pour son père. S'ensuit alors la folie décadente d'un homme. "Mémoires d'un incapable" est un défouloir dessiné et c'est bien la seule chose qu'on peut lui attribuer, le récit malgré sa noirceur est léger, avec un humour qui m'a fait rire quelque fois. Mais pas de développement dans le personnage de Albert Laforge, un personnage plutôt vide de sens, qui distille sa folie sur quelques planches.

    Concernant le dessin exclusivement en N&B, le trait est épais, flou parfois (effet du graphite ?), hormis les visages, le dessin assez peu structuré , on le voit à la représentation des mains qui sont parfois grossièrement dessinées. Dans l'ensemble, cela reste suffisamment appliqué pour être lisible.

    Laurent57 Le 20/11/2025 à 21:11:08

    Incroyables dessins, superbes dessins, magnifiques traits, un ambiance très réussie.
    mais où est le scenario? je n'accroche vraiment pas aux BD dont seul le dessinateur a travaillé., mais c'est à la mode donc...

    Arkadi Le 20/11/2025 à 19:22:43
    Super Groom - Tome 1 - Justicier malgré lui

    Et Voici notre Spirou en superhéros…Et en même temps pas tant que ça.

    Vehlmann nous le présente au tout début de l’opus comme un personnage largué, un peu has been. Et, pour redorer le blason de son journal qui porte son nom, le voici désirant faire de la pub sur le thème du moment : Les super héros. Et, avec un copain comme Champignac (le Géo Trouvetout de la saga), on ne peut qu’avoir une panoplie idéale !

    Sauf que Spirou se prend les pieds dans le tapis durant ses exploits et cesse aussi sec la campagne publicitaire. Sauf que les exploits en question font des émules du côté des gentils (mais n’ayant pas la même idéologie que lui) comme des méchants. Et Vehlmann utilise à la perfection tous les ressorts classiques des comics, et les transposent avec talent sur la terre de Bruxelles.

    Alors que j’ai démarré la lecture avec ce gout mercantile (et donc très désagréable) en bouche, je me suis surpris à aimer l’énergie du bousin, mais aussi sa narration pétée de ressorts intelligents. Les personnages sont particulièrement bien écrits : Spirou voulant faire un peu de promo, construit, par devers lui, tout un univers. Et c’est réjouissant de le voir patiner dans la semoule à vouloir réparer ses fautes.

    Du côté du dessin, j’avoue qu’apprécier modérément le trait de Yoan qui lorgne du côté du manga. Beaucoup de trait mouvementé, des sentiments faciaux à la limite de la caricature et des décors à leurs plus simples expressions…Mais ça c’est une histoire de gout. Car sinon ces planches là fonctionnent parfaitement quand il s’agit de coller à l’histoire.

    fredom Le 20/11/2025 à 17:42:30

    Allez, c'est pas le western de la décennie mais c'est également loin d'être le plus mauvais

    Tout les ingrédients sont la, les paysages d'un Wyoming encore inexploité , un Marshall imperturbable , ses adjoints dont un Indien pisteur, un politicien véreux et un méchant plus méchant que les méchants !

    La grande trouvaille c'est de glisser au milieu de tout ce petit monde un ersatz de Buffalo Bill et quelques membres de sa troupe pour une mission qui semble foireuse dès le départ !

    L'autre atout de cette histoire est qu'elle prend son temps . Pierre Dubois respecte ses personnages et leur accorde leur cinq minutes de célébrité si chères à Andy Warhol et ce, sans les ménager non plus .

    Au dessin, on sent bien que Dimitri Armand donne tout ce qu'il a et qu'il y met tout son cœur . Ses pleines et parfois doubles pages sont là pour en témoigner.

    Bref, c'est plaisant et les one-shot de 120 pages qui tiennent la route ne sont pas légion...

    ALG67140 Le 20/11/2025 à 17:21:22
    Jack Palmer - Tome 16 - Palmer dans le rouge - Une enquête en bord de Médoc

    Catastrophe dans le Médoc (enfin.., en bord de Médoc) : la fille du domaine Grolo-Laglotte fugue à la veille de son mariage imminent avec l'héritier d'un riche viticulteur californien. Seule cette union providentielle permettrait de sauver le domaine familial de la faillite et d'assurer de nouvelles cuvées d'avenir. Jack Palmer est appelé à la rescousse pour retrouver la fuyarde. La légendaire sagacité "improbable" du détective va être mise à l'épreuve dans l'univers opaque et codifié du célèbre vignoble bordelais. L'issue de l'enquête ira au-delà des attentes…
    Dargaud a fait appel à Manu Larcenet (surpris et ravi de l'occasion) pour mettre en images ce scénario non publié du regretté Pétillon. Le résultat est effervescent : situations cocasses à rebondissement et dialogues ciselés et truffés de (bons) jeux de mots.
    De sa vaste palette graphique, le célébrissime illustrateur a emprunté son style cartoon avec cependant une ligne plus nette et des physionomies plus typées. Ce faisant, il colle au plus près à l'univers déjanté et parodique de Pétillon dans cette satire drolatique de ce milieu viticole bordelais élitiste et corseté.
    Assurément, cette cuvée a tous les atout d'un bon millésime et se déguste avec beaucoup de plaisir.

    Cellophane Le 20/11/2025 à 16:28:40
    Kasane - La Voleuse de visage - Tome 2 - Tome 2

    L’histoire suit son cours, avec des hauts et des bas…
    Deux chapitres pour expliquer le deal entre Kasane et la belle actrice, sympa, on voit comment ça se passe et les réactions de chacune, même si ça va un peu vite, j’aurais bien aimé plus de questionnements, est-ce vrai, faux, intéressant, j’accepte, je refuse, comme ces gens dans les contes qui se laissent finalement tenter par le diable, mais non, à un moment, ça va, Kasane saute sur la meuf, la maintient au sol pour la forcer à l’embrasser, on va vite, on force un peu le baiser, on continue…
    Chapitre suivant et l’enfance de l’actrice, son problème délirant (bon, hypersomnie et syndrome de la belle au bois dormant ne sont pas l’exacte même chose, les personnes atteintes dorment max une vingtaine d’heures en se réveillant et non 3 mois d’affilée, on ne sait pas comment est nourrie la meuf qui n’a pas de perfusion et quand elle se lève, elle gambade de ouf mais on va pas chipoter, ça reste sympa dans l’histoire).
    Deux chapitres sur audition, début de répétition, pas mal mais un peu fade, on s’attend à plus de tension, comme dans le premier tome, et ça ne vient pas.
    Après quoi, deux chapitres pour un baiser de théâtre et les réflexions de l’actrice pour arriver au rouge à lèvres, pareil, c’est longuet pour ce que ça offre tout en restant agréable à suivre mais avec un manque d’emportement.
    Enfin, deux chapitres qui nous amènent un peu de réflexion sur se fier aux apparences, beauté intérieure et extérieure, ce qui prime… Un peu de rebondissement en plus, une petite tentative de viol de l’actrice sur Kasane en une page, c’est gratuit mais hop, ça passe crème…
    Et le final marche avec l’envie de savoir ce qui se passera ensuite.
    L’ensemble est déroutant par rapport à une histoire classique – on prône pour le moment la réussite par la beauté, facteur majeur auquel on peut adjoindre éventuellement une qualité intérieure mais quand même, le top top, c’est la beauté (qui permet, en plus, d’être odieux avec les autres vu qu’on est belle…).
    Et s’il y a des trucs sympas, les réflexions vont beaucoup moins loin qu’un Death Note, c’est pas aussi prenant et époustouflant qu’un Full Metal Alchimist, ou Kenshin le vagabond, entraînant comme un Ippo ou One Piece…
    Mais je reste curieux de voir ce qui se passe sur la longueur parce que je ne vois pas où ça peut aller. Et puis quelques phrases sur le théâtre sont excellentes…

    franp Le 20/11/2025 à 14:28:10
    Winston Hoggart - Tome 1 - Les chemins de l'ombre

    Tout cela est sans grand intérêt, surtout dans le second tome qui se termine sur une note fantastique assez niaise, sauf peut-être le dessin, et la série est visiblement abandonnée.

    Bedelisse Le 20/11/2025 à 09:59:47
    Orbital - Tome 1 - Cicatrices

    Peuples autrefois ennemis, Humains et Sandjarr forment désormais un duo de diplomates chargés de résoudre les crises interplanétaires au sein d’une vaste confédération galactique.

    L’univers développé autour d’Orbital est immense, aussi bien sur les plans politique, stratégique que social. Je suis toujours impressionné par la créativité des auteurs et dessinateurs, capables d’imaginer une telle diversité d’espèces aliens. Le dessin est sublime : j’adore notamment les représentations de grandes cités et la colorisation, toujours soignée: un travail remarquable. Il y aurait il un clin d'oeil à l'Atlantis (Albator) avec Angus ce vaisseau spatial intelligent?

    Avec un léger fil rouge reliant l’ensemble de la série, chaque histoire se déploie en diptyque, ce que j’apprécie particulièrement. On entre directement dans le cœur des intrigues, ce qui ne peut que plaire au lecteur. Les scénarios évoquent parfois Sillage, mais en moins enfantin, et plus récemment, Renaissance, avec des héros extraterrestres.

    Une excellente série, à lire et à relire pour tous les amateurs de science-fiction.

    fredom Le 20/11/2025 à 09:34:34

    Un western made in USA format comics . Oubliez de suite les codes de nos BD franco-belges type Buddy Longway, Bluberry ou plus proche de nous Bouncer ou Undertaker . Et cela commence dès le début avec le meurtre sauvage d'une institutrice par l'un de ses élèves . Le Marshall Holt rendu célèbre pour avoir neutraliser le tueur en série Hyrum Tell est désigné pour cette affaire qui va le mener accompagné du biologiste Edison Edwards vers la bourgade de Canary ou se trouve une vieille mine effondrée .

    L'idée de base du scénario de Scott Snyder est assez originale pour nous entrainer dans les premières pages de ce one-shot . Lorsque l'histoire ( que je ne spolierai pas ) bascule c'est une toute autre paire de manches .... Les nombreux flashbacks n'aident pas trop non plus au bon déroulement du récit . C'est parfois confus, voir incontrôlé.

    Le dessin est au niveau du scénario, parfois flamboyant, parfois brouillon mais on ne peut nier le talent de Dan Panosian.

    En bref assez original pour être découvert...

    Shaddam4 Le 20/11/2025 à 09:18:59
    Un polar à Barcelone - Tome 2 - Je suis un ange perdu

    Déflorons tous de suite le faux mystère: oui cette seconde aventure de notre psy préférée est un nouveau coup de cœur (le troisième en trois albums) et assurément un des cadeaux de noël sous le sapin. La recette est désormais connue, totalement craquante et comme avec les Vieux fourneaux ou l’Undertaker on signerait pour des dizaines d’albums à venir les yeux fermés tant Lafebre touche avec un plaisir manifeste la perfection de ce qu’est la BD… tant qu’il a quelque chose à raconter sur la Barcelone de son enfance.


    Si la trame de l’enquête est la recherche d’une star du football suivie par Eva et mystérieusement disparue, cette nouvelle aventure déjantée (toujours racontée depuis chez le psy, en compagnie de l’adorable Merkel) va entrer plus profondément dans l’intimité de héroïne en nous présentant sa chère maman internée à l’asile mais également un étrange pas de deux avec l’adorable adjoint de la plus redoutable limière de la police barcelonaise… Ce qui est fascinant dans cette série c’est qu’elle est totalement égocentrique (littéralement), pas une page ne se passant sans Eva, l’auteur utilisant avec envi les points de vue, expression de sa psyché et matérialisation du trouble qui l’anime. A la fois toute puissante jusqu’à ignorer le danger (ce qui permet de rendre crédible une qualité premier des héros), elle alterne le mode kawaï, prédatrice sexuelle ou leader maximo des minorités de cette Espagne si marquée par son machisme catholique. De quoi lasser le lecteur de suivre ce personnage sous tous ses atomes… eh bien non, jamais on ne s’ennuie, la banane reste farouchement accrochée aux scènes et aux mots si pleins d’esprit de Jordi Lafebre.


    Dans Je suis un ange perdu la trame policière est un prétexte pour nous balader et l’on pourrait rester là deux ou trois cent pages sans bailler tant l’album sautille au rythme des humeurs de la donzelle. Sans grande prétention militante, l’auteur assume néanmoins sa culture (« woke ») en présentant des travestis, des travailleurs étrangers et en rappelant tout de même l’histoire fasciste très récente de ce pays qui n’en a pas plus fini que nous avec ses démons. Balancés ici comme de gentils débiles, les nazi sont néanmoins conspués par Eva et ses ancêtres jusqu’à cette touchante séquence de la Guerre d’Espagne sur laquelle on ne peut s’empêcher de penser à une franchise biographique. Sans doute un supplément d’âme qui fait des Polar à Barcelone une série de pépites dont on attend la suite avec impatience.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2025/11/20/un-polar-a-barcelone-2-je-suis-un-ange-perdu/

    Erik67 Le 20/11/2025 à 08:16:44

    Il est toujours intéressant de voir comment travaille nos forces de l'ordre pour maintenir le calme dans nos cités HLM qui pullulent dans notre pays comme pour souligner la misère des gens. Or, là où il y a des difficultés économiques, il y a toujours de la violence inhérente. C'est mathématique !

    Nous allons avoir un reportage en immersion sur le travail plutôt difficile des policiers dans ces endroits où règnent parfois le non-droit. Certes, il y a beaucoup d'idées préconçues sur les banlieues que cette BD plutôt neutre et sans a priori essaye de décortiquer avec méthode.

    Avec ce titre, on est dans la France d'en-bas, celle qui vit dans les cités et qui est au quotidien avec une partie de la population menaçante et violente au nom de certaines valeurs.

    En effet, on n'est pas dans les beaux discours de principe rempli d'humanisme et de générosité mais dans la réalité et elle n'est pas très reluisante. Il faut le vivre pour y croire ! Une vielle dame est particulièrement généreuse avec un SDF et il peut venir l'étrangler pour de l'argent. Perso, j'ai plus envie que mon pays subisse cela. Il faut trouver des solutions satisfaisantes.

    Le témoignage du policier, bac+5 en droit, qui se considère comme le dernier rempart de la société pousse à la réflexion. Son regard sur la nature humaine a profondément changé au contact du réel. Bref, on ne peut pas se mettre à leur place. Ce reportage nous permet juste d'entrevoir ce qu'ils subissent au quotidien au milieu de toute cette misère humaine.

    J'ai bien aimé le résultat et surtout cette approche afin de rendre une vue assez réaliste de la situation. Il y a surtout pas mal d'authenticité malgré tout et c'est important de le dire également pour bien comprendre tous les enjeux en matière de sécurité publique.

    Erik67 Le 20/11/2025 à 07:53:29

    Cette BD, basée sur un doc diffusé sur la chaîne culturelle Arte, nous plonge dans l’univers mystérieux des fameuses triades chinoises. À travers des témoignages d’ex-membres et de figures encore actives, il dévoile comment ces réseaux mêlent activités légales et illégales. L'auteur Antoine Viktine les a interrogés pendant des mois pour nous livrer une partie de leur secret.

    Il est vrai que je n'aime généralement pas trop les histoires de mafias mais il faut parfois mettre le nez dedans pour comprendre les mécanismes qui sévissent à travers le monde.

    On observera en l'occurrence une narration claire et bien structurée ce qui facilite la lecture. Par ailleurs, les illustrations simples mais précises, avec des couleurs douces, apportent une touche visuelle apaisante face à la gravité du sujet.

    On découvre comment ces groupes s’adaptent aux époques, profitant aussi bien de la pandémie que de leur influence dans divers secteurs, de la politique au cinéma. La prison y joue un rôle clé dans le recrutement et la reconnaissance.

    En bref, c’est une BD captivante qui permet de mieux comprendre la complexité et la résilience des triades chinoises aujourd’hui.

    Alan777 Le 20/11/2025 à 04:12:59
    Metropolia - Tome 1 - Berlin 2099

    Une superbe couverture , un dessin au graphisme magnifique, une intrigue policiere bien menée et un concept Sf "écologique" bien trouvé.
    J'ai vraiment beaucoup apprécié cet album.
    Seul Bémol ! Identifié comme One shot pour l'instant, 56 pages, on a plus trop l'habitude de ces formats, qui aujourd'hui paraissent trop court !
    J'en veux encore !

    Pulp_Sirius Le 20/11/2025 à 01:53:48
    Shin Zero - Tome 1 - 1/3

    Dans la postface à la fin, Bablet explique ce que sont les sentai et le tokusatsu et tout ça, genres auxquels il prétend rendre hommage. Sa toute dernière phrase est la suivante : « C'est avec cet héritage en tête que nous avons créé Shin Zero avec Guillaume, dans le but nous aussi d'en respecter les codes, tout en y apportant nos idées modernes. »

    Moderne... Moderne.... MODERNEEEEEEEEEEE!!!!!!!!!!!!

    Avez-vous besoin de plus d'information que ça? Essentiellement, c'est du sentai à la sauce gauchiste occidentale. Parce qu'au lieu de créer une histoire simplement divertissante de bons et de méchants avec des thèmes universels, nos chers auteurs OcCiDenTaUX doivent absolutement faire leur petit prêchi-prêcha moderne.

    Je vais donner un exemple, même s'il y en aurait beaucoup à donner.

    Satoshi donne à Warren son costume vert. Il a dessiné un pénis dessus pour l'énerver. Wahahaha, on rit, on se marre. Parce qu'évidemment, le masque est donné à un homme. Mais si nos auteurs, protecteurs de la bonne morale occidentale, avaient été honnêtes, Nikki (la protectrice des femmes qui se font embêter par les hommes dans l'histoire), n’aurait-elle pas dû crier au drame, et appeler ça une « microagression », ou quelque chose du genre? Dans le reste de l'histoire, c'est ça sa personnalité! Elle menace avec son costume rose les hommes qui parlent aux femmes le soir! Quant à Heloïse, elle pose nue sur internet, et c'est montré comme une sorte de force ou de liberté, alors qu'en vérité, ce n'est qu'une autre forme d'exploitation sexuelle.

    Bref. Lancez-vous dedans si c'est votre positionnement social dans la vie. Pour tous les autres, il existe de vrais sentai qui ne font pas de la propagande moralisatrice. ;)

    Ah, le dessin de Singelin en noir et blanc, avec les costumes en couleur seulement, est plutôt bon.

    Laurent57 Le 19/11/2025 à 23:15:23
    Dampyr - Tome 1 - Le fils du diable

    J'ai bien aimé, 2 épisodes qui se suivent.
    Le dessin est reussi, assez différent des Tex que j'ai l'habitude de lire.
    Le trait est détaillé et précis, parfois il y a une légere confusion des personnages mais rien de gênant.
    L'histoire est certe classique quand on connaît simplement le sujet traité mais c'est bien amené, pas d'erreurs scénaristiques.
    J'aime bien l'approfondissement du caractère de chaque personnage, les rêves, les situations, les paysages, les villes.

    ArvoBlack Le 19/11/2025 à 23:05:01
    Millénium - Tome 6 - La reine dans le palais des courants d'air - Seconde partie

    La note maximale (5 étoiles) aurait été donné s'il n'y avait pas eu le changement de dessinateur et de coloriste dans ce second cycle ; la différence est brutale entre le T2 et le T3, mais aussi le T5 et T6, avec cette étrange impression que l'histoire évolue dans 2 mondes parallèles tellement le style des deux dessinateurs de la série est différent. Fan du dessin de Homs surtout dans l'excellent T5 où l'on retrouve un traitement de la lumière (comme dans le tome "L'angelus" avec Zidrou) que j'adore avec une amélioration des couleurs par rapport au T1 et T2. Homs ne dessinera malheureusement qu'un seul tome de ce cycle ; c'est perturbant et c'est la toute la difficulté de passer d'un dessinateur à l'autre en plein milieu d'une série, car certains personnages sont méconnaissables ou perdent leurs caractères propres (donc une partie de leurs personnalités qui les définis). Homs rend ses personnages très expressif, mais Man malgré sa bonne volonté n’excelle pas dans ce domaine : les visages se ressemblent d'ailleurs assez peu entre chaque case avec une Lisbeth qui semble avoir de multiple faciès. S'ajoute à cela les noms de famille en Suédois, il faut s'approcher quelque peu pour suivre qui est qui.

    Toutefois, le récit et l'intrigue monte d'un cran dans ce cycle 2 de "Millenium", un T1 et T2 qui ont servi d'introduction à l'univers, la suite de l'histoire plus attelante, des personnages très bien construits, à commencer par Lisbeth qui se développe beaucoup dans ce cycle (avec toujours un temps d'avance sur les autres), elle devient un point central. Même si une première résolution arrive à la fin du T4, le doute plane jusqu’au dernier tome (T6). es 4 tomes constituent un engrenage complexe qu'il est difficile de dissocier en deux cycles distincts, même si ces 4 tomes constituent 2 romans de la trilogie.

    Malgré le nombre important de personnages secondaires, voir tertiaires, le récit reste très lisible et les arcs narratifs annexes ne prennent pas trop de place sur l'axe principal. J'ai vraiment aimé le découpage qui passe rapidement d'une scène à l'autre sur 1 à 2 planches pour faire monter la tension.

    Pierski Le 19/11/2025 à 21:45:35

    Album qui se laisse lire essentiellement grâce au scénario de Matz. Celui-ci se termine néanmoins de façon un peu trop ouverte à mon goût. Le monde du football y est décrit autour de l'argent, capable de corrompre tout le monde, partout. Le dessin est assez minimaliste mais sert l'histoire honnêtement.

    BudGuy Le 19/11/2025 à 21:28:33
    Le château des Animaux - Tome 4 - Le Sang du roi

    Enfin la conclusion de cette remarquable série et quelle conclusion !

    Le dictateur a accepté par contrainte de faire un vote mais ne compte pas lâcher le pouvoir et ses privilèges. Miss B. a du fil à retordre avec ses chatons (un peu plus mis en avant ici) et même avec certains de ses soutiens au niveau de la ligne politique à adopter, afin de faire tomber le tyrannique Silvio.

    Alliances, faux semblants, trahison, sacrifices et tristesse sont au rendez-vous. Il y a bien sûr des passages obligés mais c'est bien amené et également quelques surprises et morts marquantes.

    Le dessin de Delep est magnifique et aura été sans faute de la première à la dernière planche. Encore une belle couverture pour ce tome soit dit en passant.

    La série s'achève mais entre dans le panthéon du 9ème art. A lire absolument.

    Arkadi Le 19/11/2025 à 20:43:15
    Thorgal - Tome 1 - La Magicienne trahie

    Voici le 1er tome d’une série qui, à la fois, fera date et sera aussi bougrement rémunératrice.

    Sorti en 1980 mais publié par épisodes dans le journal Tintin en 1977, rien ne prévoyait un tel engouement. Van Hamme construit une histoire percutante et sans temps mort mais avec un certain nombre de hasard heureux.

    Dès la 1ère planche, on est dans le dur, l’aventure, l’action et jamais cela ne cesse jusqu’au final. Dans cet opus, si l’univers Thorgalien est encore à ses prémisses, Van Hamme raconte bien une narration imbibée déjà de magie et patinée également d’humanité morbide, mortifère en la personne de Gandalf le fou mais aussi de Slide, la fameuse magicienne trahie.

    Du côté du dessin, Rosinski fait ses gammes. Maitrisé mais pas encore sublime, son trait est en devenir.

    La preuve en est sur la seconde histoire ou l’illustration est superbe. Rosinski est un orfèvre de l’ambiance, de l’action et du décor comme des personnages. D’ailleurs cette seconde histoire est bien meilleure en termes de narration. Van Hamme nous propose une courte histoire d’une grande qualité jusqu’au final qui raconte parfaitement ce que deviendra la série.

    Mais, ne boudons pas notre plaisir. Les grandes séries, parfois, débutent avec amateurisme durant cette époque. Ce n’est pas le cas ici. Si Rosinski est encore en dessous de son savoir-faire, Van Hamme sait déjà raconter même s’il utilise parfois des raccourcis pour que l’action soit sans temps mort.

    Bourbix Le 19/11/2025 à 20:41:08

    Une histoire qui m'a laissé perplexe tout du long de par un rythme un peu curieux. Puis la petite page explicative de fin d'album sur les contraintes narratives que les auteurs se sont fixées m'a éclairé sur le sujet. Dommage toutefois, malgré le nombre de pages important de l'ouvrage, de terminer par un épilogue expédié en deux temps trois mouvements. Mais l'ensemble proposé demeure solide et talentueux.

    Ekho Le 19/11/2025 à 18:21:33
    Le chant des Stryges - Tome 4 - Expériences

    Dans ce quatrième tome d’Expériences, j’ai senti un vrai changement de cap dans Le Chant des Stryges. Le thriller que j’appréciais glisse vers un fantastique plus marqué, avec du spiritisme et une ambiance occulte qui s’installe sans prévenir.

    Pour moi, cet album fonctionne avant tout comme un tome de transition : le scénario avance peu, les révélations restent timides, mais la mutation de la série est nette. En revanche, le travail graphique de Guérineau m’a vraiment retenu, surtout dans les séquences muettes où son trait fait tout le boulot.

    Si vous voulez comprendre pourquoi ce volume m’a laissé partagé mais curieux pour la suite, vous pouvez lire la critique complète :
    https://www.alphabulle.fr/changement-de-ton-dans-cds-4/

    Udangeureux Le 19/11/2025 à 17:30:16
    Thorgal - Tome 24 - Arachnéa

    Un tome intéressant et vraiment bien réalisé. Ce qui est bien, c’est que sa lecture n’a pas d’impact par rapport au reste de la série, l’album se lit facilement et est plus ou moins indépendant des autres. Une chouette aventure à découvrir.

    Diddu Le 19/11/2025 à 14:42:51

    Bon album !

    Le grand format est très valorisant pour le dessin d'Alain Henriet, avec de belle compositions, de belles planches, un découpage et une narration qui s'ajustent au tempo de l'histoire.

    La mise en couleurs d'Usagi est elle aussi très réussie. Elle apporte une véritable plus-value et ajoute beaucoup d'informations narratives au dessin d'Henriet.

    Si je devais donner un mauvais point, ce serait plutôt sur l'histoire, qui certes a une originalité, celle décrite dans le titre de l'album, mais qui sinon aligne tous les poncifs du style western, les uns après les autres, comme autant de cases à cocher, mais sans autre forme de surprise. Est-ce un scénario généré par de l'IA ?
    J'en suis venu à me poser la question, et quoiqu'il en soit, j'ai connu Pierre Dubois beaucoup plus inspiré et original que sur cet album.

    Mon ressenti global reste largement positif.

    Eric DEMAISON Le 19/11/2025 à 12:54:16

    Bof! J'aurai du me méfier de la couverture et de cette Bretonne avec ses grands yeux naïfs.
    La Bretagne du début du siècle telle qu'on la "rêve" isolée avec des coiffes, des marins, du beau temps, des femmes avenantes...
    Rien de réaliste dans tout cela, mais ce livre ressemble plus à un objet marketing qu'à une véritable histoire.
    Côté dessins je ne dis pas que ce soit loupé mais c'est un peu là aussi sans véritable touche personnelle.

    Touriste-amateur Le 19/11/2025 à 12:41:45

    Début du 20ème siècle, Californie.
    Vivienne BOSCH, gratte papier au congrès américain, part rencontrer Cole HUPP, vieil ours vivant seul à l'écart des autres, pour collecter les mémoires des derniers acteurs de la conquête de l'Ouest.
    Mais sont-ils vraiment, l'un comme l'autre, ceux qu'ils prétendent être?...

    S'en suit un road movie pour rejoindre le Wyoming où tout à commencer pour Cole. Mais pas en ligne directe, non! Il vaut mieux éviter de traverser certains états où il n'est pas le bienvenu, on comprendra pourquoi dans l'album.
    Et on imagine bien que, sur place, ce sera louche...

    Ca c'est pour le pitch. Ensuite il y a le dessin, somptueux, soyeux, rare. Et pourtant, je ne suis pas fan du noir et blanc!
    Le scénario est, lui aussi, haletant. Même si la fin est un peu déroutante et surjouée.

    Je ne connais pas la série dont semble s'inspirer cet album, mais rien ne m'a manqué pour comprendre l'histoire.

    A noter que la playlist à écouter tout est lisant est sympatoche (y compris les titres de l'auteur himself!), sans être un indispensable.

    Magnifique moment de lecture.

    Erik67 Le 19/11/2025 à 07:47:41

    Bien que je ne sois pas du tout un littéraire, j'avais entendu parler de ce titre phénomène au travers des amis. Evidemment, comme je ne lis jamais de livre (sic), il a fallu que j'attende la version BD pour y avoir accès.

    Je sais que ce type d'ouvrage feel-good sur la recherche du bonheur irrite pas mal de monde dans leurs valeurs car grosso-modo on ne veut pas qu'on leur fasse la morale. Cependant, moi de mon côté, je suis plutôt réceptif à entendre des propos qui ne nous veulent pas du mal. Il faut aller au-delà de l'égo et des certitudes sans tomber dans les clichés du genre.

    Evidemment, il faudra faire attention de ne pas tomber sous la manipulation d'un quelconque gourou. Il n'existe aucun remède miracle naturel à certaines maladies incurables. Quand un professionnel de la santé prescrit un médicament, il vaut mieux l'écouter. Maintenant, je n'ai rien contre les huiles essentielles en complément...

    J'ai aimé suivre cette râleuse parisienne surbookée par son travail dans son périple au Népal suite à la demande de son amie malade d'un cancer. On va alors assister à un voyage initiatique vers la route du bonheur. Le guide spirituel va lui donner des pistes de réflexions entre méditation et bouddhisme.

    J'ai surtout retenu ceci : abolir nos peurs pour contrer l’ego. C'est ma foi vrai. Combien de fois, on peut être déçu par des individus que l'on rencontre dans sa vie et où on donne tout pour être finalement délaissé et abandonné que cela soit en amour, famille, amitié ou même travail. Après on devient méfiant et la peur nous empêche de nous ouvrir vers d'autres personnes plus sympathiques. Il s'agit tout simplement d'affronter nos peurs pour nous ouvrir vers de nouvelles opportunités.

    Un dernier mot sur le graphisme pour dire qu'il est assez avenant pour ce type d'ouvrage. J'ai trouvé les contours assez informatisé avec une profusion de couleur. Cependant, le rendu demeure quand même assez agréable et c'est bon pour la fluidité de la lecture surtout quand la narration devient bavarde.

    Bref, c'est une BD introspective qui ne peut que vous faire du bien en vous montrant la voie du bonheur.

    Danvorst Le 19/11/2025 à 01:05:20
    East of West - Tome 2 - Nous ne sommes qu'un

    Difficile de rentrer dans ce récit où les liens entre les différentes scènes sont bien minces et où l'univers est décrit comme si nous le connaissions aussi bien que l'auteur. C'est dommage, car certains chapitres sont loin d'être inintéressants et graphiquement c'est réussi.

    ArvoBlack Le 18/11/2025 à 23:10:50
    Millénium - Tome 2 - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - Seconde partie

    "Millenium", adapté initialement de la série de romans de Stieg Larsson (que je n'ai pas lu) propose un scénario brillant, mettant en avant des personnages complexes, avec un nombre important d'issues et d'interactions entre les personnages, la série nécessite de la concentration, mais une fois dedans, c'est un vrai plaisir de lire "Millenium", par son découpage complexe et de nombreuses inconnues distillées au fil des tomes, mais aussi la présence de José Homs à l'illustration.

    On peut dissocier "Millénium" en deux cycles, les deux premiers tomes forment un cycle avec une intrigue autour de la disparition de Harriet Vanger, il permet une première approche dans les personnages phares que sont Mickael Blomqvist et Lisbeth Salender. Le cycle 2 sera plus pointu et complexe (voir mon 2ème avis sur la série).

    Coté dessin, José Homs permet de donner beaucoup de caractère aux 2 premiers tomes dont j'adore le trait et le mouvement, mais aussi son travail sur les couleurs. Des illustrations qui donneront une identité à l'histoire et à l'ensemble des personnages. Mais tout ne se joue pas dans ce cycle qui apparait plus comme une introduction au monde de "Millenium", aux personnages avec un récit en somme classique pour le genre.

    Yovo Le 18/11/2025 à 23:02:16

    « Les sentiers d’Anahuac » raconte la création du Codex de Florence, un manuscrit rédigé au 16° siècle par un moine franciscain et ses disciples amérindiens. Ce recueil inestimable rend compte du monde des Aztèques tel qu’il était, avant que la Conquête espagnole et la christianisation ne viennent mettre un terme à leur civilisation.

    Une superbe idée scénaristique, en tout cas, que les auteurs ont mis en scène de manière spectaculaire. En cherchant à fusionner le fond et la forme, Jean Dytar fait cohabiter dans ses pages deux styles complètement différents : des symboles aztèques aux couleurs vives pour illustrer le monde indigène, et du noir et blanc imitant la gravure, pour tout ce qui se rapporte aux conquistadors.
    Cet effet d’opposition est renforcé par l’alternance de planches " classiques " et de doubles pages pictographiques, avec de véritables glyphes de la langue nahuatl. Le tout dans un format carré au papier parcheminé.

    Un magnifique travail de création et d’édition, vraiment, qu’il faut saluer. Mais bien que cette proposition soit ambitieuse et d’un intérêt culturel certain, elle ne m’a pas convaincu.

    Sur le papier, c’est prometteur. Le lecteur va suivre Antonio Veleriano, jeune indien prosélyte, et son mentor, le père Bernardino de Sahagún. Afin de parfaire l’évangélisation du pays, ils vont faire témoigner les anciens ayant vécus la splendeur de l’empire aztèque, pour comprendre leurs usages et leur mythologie. Puis ils entreprendront de traduire leurs paroles en latin, espagnol et nahuatl. Ce qui constituera le Codex de Florence.

    Pourtant, cela m’a donné l’impression d’être davantage un récit historique qu’une bande dessinée. Avec une forme globale peu intuitive et peu fluide, l’album peine à captiver. Il manque de souffle et d’intensité. Les connaissances encyclopédiques de Romain Bertrand ne suffisant pas à faire, à elles seules, un bon scenario.
    On le voit dans les personnages par exemple. En dehors des deux acteurs principaux, les autres n’ont que très peu d’épaisseur et restent constamment en arrière-plan. Aucun ne joue de rôle important. Quant aux décors, ils sont la plupart du temps extrêmement pauvres, au regard du contexte foisonnant. Les quelques vues des cités sont très parcellaires et plutôt austères, alors que leur démesure et leur complexité offraient des potentialités extraordinaires, notamment architecturales. On sent bien que la démarche des auteurs est avant tout cérébrale et très peu tournée vers le rythme et la dramaturgie.


    D’autre part, le dispositif graphique choisi par J. Dytar est si démonstratif qu’il en devient presque artificiel. Il m’a empêché de rentrer convenablement dans l’histoire. Quand le dessin semble dire en permanence « regarde-moi », je reste en général à distance.
    L’omniprésence de ces idéogrammes n’apporte finalement que peu de valeur ajoutée au texte. L’utilisation de glyphes est pertinente et pleinement raccord avec le propos, c’est indiscutable. Mais ils sont peu variés, et sans que rien ne vienne jamais les revitaliser, ils finissent par devenir répétitifs.

    Autre conséquence, les planches paraissent étrangement figées. Elles manquent cruellement de profondeur. L’effet 2D, produit par les glyphes, finit par l’emporter sur le reste, puisqu’il n’est pas contrebalancé par la faible perspective du mode « gravure ».

    Enfin, il suffit de trois pages pour intégrer qu’à chaque fois qu’il sera question des Mexicas, leurs symboles apparaitront. Et ce sera ainsi jusqu’à la fin. Leur présence ne fait pas vraiment sens en termes d’idée, elle est juste ornementale.
    Je ne le remets pas en question mais je pensais que cela déboucherait sur quelque chose de plus fort, comme la présentation du fameux codex à la fin. Mais non. On n’en voit pas une page alors que cela, me semble-t-il, aurait été plus qu’opportun. Dommage.

    Sur le plan formel « Les sentiers d’Anahuac » est donc un ouvrage magistral mais que je trouve un peu vain. C’est toute la difficulté d’un album « expérimental » comme celui-ci. On n’en retient plus l’apparence que le fond. J’en recommande toutefois la lecture.

    Udangeureux Le 18/11/2025 à 20:59:57
    Thorgal - Tome 23 - La cage

    Album intéressant mais qui manque un peu de dynamique. C’est un peu lent au niveau du scénario, les dessins restent toutefois impeccables.
    Une fin de cycle globalement correcte.

    Arkadi Le 18/11/2025 à 19:01:41

    Voici deux histoires sous cocaïne.

    Tardi nous raconte un rêve dans le 1er récit et une certaine vision des choses dans le second. Faussement décousus, les narrations racontent la folie, les cauchemars de deux protagonistes. Ecrivain raté pour le 1er qui sera hanté par les décors et les personnages, tous plus cradingues les uns que les autres, de son imaginaire, il deviendra le symbole le plus absolu du patriotisme. Assassin morbide pour le second, on suivra sa vision du monde jusqu’à la bascule. Et personnellement j’aime ces BD qui racontent des trucs sous expédient, mais qui, malgré tout, se clôture de manière logique et sensée. Et c’est le cas par deux fois ici. On dirait deux pulps à la Métal Hurlant ou le déroulement est d’une totale poésie débridée autant que cauchemardesque en diable et le final, dans les dernières cases, hausse la surprise. C’est le cas ici.

    Et Tardi nous régale d’un dessin superbe en noir et blanc ! Car, il s’amuse avec tous les décors et les personnages. Il y a du Lovecraft, de l’ésotérique, du Lynch et beaucoup d’érotisme cradingue. C’est d’ailleurs l’album ou il y a le plus de cul chez Tardi.

    Edité dans les années 70, ces 2 œuvres racontent aussi une période de la BD Franco-Belge ou on ne croit plus en rien. Mais moi, cette période, je l’aime beaucoup.

    Ce n’est peut-être pas un classique chez Tardi mais cela reste une vraie pépite de savoir-faire. Surtout à la plume, c’est sûr Mais au scénario aussi, si on fume des cigarettes qui font rire et pleurer...

    ALG67140 Le 18/11/2025 à 18:54:53
    Les gorilles du Général - Tome 1 - Septembre 59

    Fraîchement émoulu de l'académie du FBI, Max Milan est chargé de prendre la direction de l'équipe affectée à la protection rapprochée du Général De Gaulle. La modernité qu'il doit insuffler à l'équipe va se heurter aux routines de l'ancienne garde. Le "cow-boy" va devoir apprivoiser les gorilles et les convaincre des bienfaits des nouvelles méthodes du métier. Pas gagné du tout….
    Ce premier tome (qui sera suivi de deux autres, au moins…) évoque le retour au pouvoir du Général en 1958 et le rappel de ses 4 gardes du corps historiques. L'enjeu de la sécurité du Général est primordial car l'homme du 18 juin s'apprête, contre toute attente, à changer la destinée de l'Algérie. Ce que beaucoup ne lui pardonneront pas…
    Cette superbe transposition fictive de faits historiques nous fait plonger dans les coulisses de la République, au cœur des rouages pas toujours reluisants du pouvoir.
    La personnalité imposante du Général est finement mise en scène, lui qui tenait l'exemplarité comme valeur cardinale, respectueux des hommes d'honneur mais implacable envers ceux qui manquait à leur devoir.
    Le gros intérêt du livre est de nous rappeler que derrière l'homme d'Etat à la conduite irréprochable il y a une réalité plus sordide qui impose de "nettoyer la merde pour ne pas que le Général n'ait à patauger dedans (P72)". Et ça c'était la mission de Jacques Focard, opérateur des basses œuvres de la Présidence et parrain des gorilles du Général qui, au cours de l'action, pourront légitimement se poser la question du prix de leur dévouement…
    Le scénario de Xavier Dorison est tout en tension avec un découpage dense qui ne nuit cependant pas à la narration.
    Il a travaillé en osmose avec Julien Telo qui redonne vie avec brio à un Paris des années 60 (une époque qu'il n'a pas connue), nous gratifie de superbes perspectives (intérieures et extérieures) de l'Elysée et anime avec talent la gestuelle si particulière des "tontons flingueurs". Saluons également la mise en couleur de Gaétan Georges qui rajoute au côté noir et polar de l'ouvrage et merci pour les annexes qui permettent de mieux contextualiser l'histoire.
    Vivement la suite !

    herve26 Le 18/11/2025 à 18:52:41

    Après le très réussi "Voyage aux îles de la Désolation" (que je relis souvent), Lepage revient douze plus tard, avec ce nouvel album, qui retrace son nouveau voyage aux îles Kerguelen; Le dessin est toujours aussi somptueux avec des pleines planches ou demi-planches d'une beauté à tomber par terre.
    J'ai pris mon temps pour lire cette bande dessinée, mais j'avoue vers la fin avoir tourné les pages rapidement.
    Là où "les îles de la Désolation" m'avait enchanté avec ses paysages, , l'histoire des premiers aventuriers, cet album a fini par me lasser.
    En fin de compte, j'ai du mal à me faire opinion sur cet album.
    Peut-être que le livre tourne autour de trop de personnages, que cela en donne le tournis ! On ne sait plus qui est qui et j'ai du mal avoir une empathie avec tous ces protagonistes, seul le personnage d'Alexis m'a touché.
    En voulant donner la parole aux nombreux acteurs de terrain, Lepage rate un peu le but d'un tel ouvrage , celui de nous faire rêver...
    Graphiquement superbe, je suis assez réservé sur le fond .

    Bourbix Le 18/11/2025 à 18:11:32

    Le dessin est chouette, la pagination généreuse, les couleurs flattent gentiment la rétine... Mais c'est quoi ce scénario ?!! L'auteur a écrit au fil de la plume, je ne vois que ça. L'histoire offre de bonnes idées, mais l'ensemble s'articule de manière incroyablement maladroite, voire absurde. Ajoutez à cela le format de l'ouvrage qui est à mon sens trop grand pour capter l'ensemble de l’information d'une page, et vous obtenez un album cher (35€ !!) et raté.

    ALG67140 Le 18/11/2025 à 15:32:43

    Quand les vagues déchaînées de l'océan accompagnent les vagues insondables de l'âme humaine…
    Ce récit graphique inspirant et iodé est adapté du livre éponyme de Bernard Moitessier sur sa participation au premier tour du monde en solitaire à la voile et sans escale organisé en 1968 par le Sunday Times.
    Au-delà d'une extraordinaire aventure maritime à la conquête des caps mythiques (Horn, Bonne espérance, Leeuwin), il s'agit avant tout d'un voyage initiatique : embarqué à contre cœur dans ce défi inédit, Bernard Moitessier ne se bat pas pour gagner la course. A l'unisson parfaite de son bateau, sa quête est plus spirituelle, même si dans sa recherche d'absolu, il prend le risque de "passer de la sagesse à la folie"…
    L'histoire est habilement découpée par Stéphane Melchior en forme de carnet de bord du navigateur avec une narration à la première personne du singulier. Cette impression de carnet de voyage est renforcée par le trait nerveux et juste de Younn Locard qui semble saisir sur le vif les situations de bord au jour le jour. L'illustrateur donne le meilleur de son talent dans la représentation des éléments qui conditionnent le quotidien du marin : le vent, le ciel, la mer. Il réussit merveilleusement à brosser les infinies variétés de couleurs et de formes de ces éléments, tantôt calmes et tantôt déchaînés, qui ont accompagnés Bernard Moitessier et Joshua (son bateau) durant leurs 167 jours de navigation autour du monde.
    Un ouvrage de référence à ne pas douter.

    ALG67140 Le 18/11/2025 à 15:26:25

    Mathilde occupe sa retraite en faisant ce qu'elle sait faire de mieux : tuer sur commande. Oh, bien sûr, pendant l'occupation sa détermination et son courage face à un ennemi qu'il fallait éliminer ou un traitre qu'il fallait faire parler lui ont valu un profond respect de la part de ses camarades résistants. Et surtout d'Henri, son chef de section tout étonné d'une telle force de caractère dans ce brin de jeune et belle femme. Le début d'une belle histoire ? Malheureusement, la paix revenue, leurs chemins se sont éloignés et bien que toujours sous le charme d'Henri, Mathilde a fait sa vie, sans passion, avec un autre. Son veuvage lui donne l'occasion de revoir Henri qui lui propose de reprendre l'action, au service cette fois de causes moins nobles. Et voilà comment Mathilde, heureuse de sortir des ornières de l'ennui, va devenir une tueuse à gage des plus atypique. Sous les allures d'une Simone Signoret déjantée, la grande faucheuse exécute avec méthode et précision ses contrats. Ca défouraille à gogo jusqu'à ce que ça s'enraye et que l'enquête à rebondissement se déclenche…
    L'adaptation très libre de Pierre Lemaître de son premier roman est aux petits oignons. C'est vif et rythmé. Et servi par le découpage efficace et le trait magistral de Dominique Monféry qui n'a pas son pareil pour modeler ses personnages dans une lumière de circonstance.

    minot Le 18/11/2025 à 14:55:10

    Un western original, réparti en quatorze courtes histoires, toutes dessinées par un dessinateur différent, avec pour fil conducteur une montre-gousset qui passe de mains en mains au fil des siècles et qui traverse l'histoire du Far-West de 1763 à 1938. L'intérêt de ce type d'ouvrage est de pouvoir contempler divers styles graphiques; il y en a donc forcément dans le lot qui vous plairont. Perso, j'ai un faible pour les dessins de TaDuc, de Patrick Prugne et de Benjamin Blasco-Martinez.

    Touriste-amateur Le 18/11/2025 à 13:16:42
    L'ogre (Dufaux, Landa) - Tome 1 - Acte 1

    Il y a tout: De l'aventure, du rebondissement, un fond historique. Les personnages, nombreux, sont patiemment apportés dans l'histoire, on ne s'y perd pas.
    Pourquoi une note de 3 sur 5, alors? Parce que 3 choses m'ont un peu gênées:
    1) Ca bagarre tout le temps et ça tue beaucoup. Ok, on est sur fond de la guerre de 100ans, mais quand même.
    2) Le dessin est très détaillé. Mais j'ai envie de dire "trop" détaillé au point qu'on en perd parfois l'intention du pourquoi cette image nous est présentée.
    3) La scène de Jeanne d'arc se baignant nue, naïade sensuelle était-elle nécessaire? Je ne suis pas particulièrement féministe ni wokiste, mais faut-il systématiquement une superbe nana à poil dans une BD?...

    Mais un très bon album.

    pedrograto Le 18/11/2025 à 10:21:55

    Au vu des avis, voilà une bd sacrément clivante! Eh bin moi je fais partie de ceux qui ont aimé, je trouve ça drôle et poétique, et le dessin de Monier est top.
    Bon évidemment ça passe mieux si on aime les feuilles de papaye mexicaine, ça doit créer une certaine ouverture synaptique..
    Un grand merci aux auteurs (et à l'éditeur) d'oser une telle bd, et vive l'amour !

    Erik67 Le 18/11/2025 à 07:46:32

    Miles Davis, trompettiste, compositeur et chef d'orchestre américain, est l'une des figures les plus influentes du jazz. Sa quête du son est emblématique de son approche artistique, qui a évolué tout au long de sa carrière, reflétant des changements de style, d'expérimentation et d'innovation.

    Miles Davis a non seulement redéfini le jazz, mais il a aussi influencé de nombreux genres musicaux. Son approche avant-gardiste et son désir constant d'innovation continuent d'inspirer des générations de musiciens et d'artistes à travers le monde.

    Davis était constamment en recherche de nouveaux sons. Il utilisait des techniques de jeu non conventionnelles, jouant avec des sourdines, expérimentant avec des effets électroniques, et collaborant avec divers artistes pour élargir son horizon musical.

    Pour lui, le son n'était pas seulement une question de technique, mais aussi d'émotion. Il cherchait à transmettre des sentiments profonds à travers sa musique, faisant de chaque performance une expérience unique.

    Sa quête du son reflète son parcours personnel, ses luttes et ses triomphes. Davis a souvent utilisé la musique comme un moyen d’exprimer ses préoccupations sociales et ses réflexions intérieures.

    A noter qu'en postface, il y aura un avant-propos assez intéressant du dernier de ses fils de cet artiste de renom à savoir Erin Davis qui rend un véritable hommage à son paternel.

    En somme, la quête du son de Miles Davis est un témoignage de sa passion pour la musique et de son engagement à pousser les limites de l'art, faisant de lui un icône intemporelle du jazz et au-delà.

    Danvorst Le 18/11/2025 à 01:19:12
    East of West - Tome 1 - La Promesse

    Ce premier album donne un aperçu prometteur et qui relève d'une certaine complexité dans le scénario. Le récit gagnerait à être plus clair pour gagner en compréhension mais on arrive tout de même à suivre dans les grandes lignes ce qui se déroule au fur et à mesure, malgré les nombreux points d'ombres. Le dessin est bon même si quelques décors sont parfois un peu légers, mais ce sont surtout les couleurs qui sont réussies.

    addrr Le 18/11/2025 à 00:00:01
    Thorgal - Tome 43 - La vengeance de la déesse Skædhi

    Un album de transition et en même temps fin de cycle, avec un sentiment d’inachevé et de décevant. Rien n’est résolu depuis les 4-5 derniers albums. Et ce titre : pourquoi ?
    Ça reste un album plaisant visuellement et à la lecture agréable.

    ArvoBlack Le 17/11/2025 à 23:13:23
    Berserk - Tome 14 - Tome 14

    Il faut attendre la fin du T3 et les suivants pour découvrir petit à petit l'ère de "L'Age d'Or" et ainsi vraiment obtenir plus de contexte sur l'histoire de "Berserk", avec des illustrations époustouflantes et des éléments narratifs plus concrets : pourquoi l'esprit de Guts est aussi noir ? Qu'est ce que "la marque" ? Et autres questionnements autour des God Hands ? Le T4 et les tomes qui suivront aborderont la jeunesse du héros et répondront en partie, à la compréhension de l'évolution du personnage, au mystère de sa relation avec Griffith, son pacte avec le diable, toujours dans le but de comprendre les enjeux des 3 premiers tomes.

    Le T5, T6, T7 permettent à la série de décoller, un dessin ultra-détaillé, une représentation du mouvement tout bonnement incroyable, avec des illustrations d'une très grande complexité (parfois même avec le regret de lire la série au format manga standard). Des personnages bien plus développé qui en font des êtres vraiment incarnés (Guts/Griffith/Casca), le talent de Kentaro se montre au fils des pages. En revanche, les "méchants" ne sont pas forcément tous des plus intéressant, trop machinéen, brutes épaisses et grossières.

    A partir du T8, les dialogues sont plus philosophiques autour de la condition de Guts, ainsi qu'une relation mise entre parenthèse avec Casca. Les personnages prennent de l'épaisseur au fil des tomes.

    Il est bien précisé "pour public averti", car ça tranche assez sec, la façon dont Guts découpe avec grâce et sans difficulté ses ennemies me fait penser à Uma Thurman dans "Kill Bill" de Quentin Tarantino, un certains burlesque se dégage de ces corps découpés en nombre. La brutalité parfois excessive contrebalance avec des passages plus posés et philosophiques, ainsi que des personnages qui restent avant tout humains et nuancés. Guts se révèle petit à petit, laisse paraitre une fragilité derrière ses kilos de muscles et de haine, minutieusement dessinés. Le dessin de Kentaro Miura est très pointilleux, une connaissance parfaite de l'anatomie humaine, en tout cas des muscles, une précision sur la perceptive ébouriffante. Dans ce cycle, Kentaro Miura se surpasse, l'univers est dense, détaillé, un plaisir à (presque) chaque page. A noter également les nombreux dessins en début de chapitre qui évoquent ce qu'il va se passer mais aussi les illustrations ponctuelles en début et fin de tomes qui montrent des poses de personnages, des émotions sur des visages, des costumes, des décors et qui renforcent d'autant plus l'immersion dans l'univers.

    Le défaut qui ressort principalement de "Berserk" est son gout pour le spectacle morbide avec des scènes de combats parfois interminables et qui ne font pas avancer la narration. Parfois, la violence est nécessaire et fait partie du combat que mêne Guts, mais parfois cela sonne comme une proposition sanguinaire qui n'apporte rien de plus au récit, avec des méchants risibles et stupides ; les 3 premiers tomes commencent de cette manière, le T.11 également, mais aussi une partie du T.13. Malgré tout, l'épaisseur des personnages principaux et secondaires, leurs complexités, leurs histoires et l'action qui en découle permettent de passer outre ces défauts vers quelque chose de plus introspectif, psychologique et dramatique.

    Un cycle qui ne laisse pas indifférent, clé de voute de l'histoire de "Berserk", sombre et poétique.

    Laurent57 Le 17/11/2025 à 19:38:54
    Deadwood Dick - Tome 3 - Black Hat Jack

    Le premier album j'ai bien aimé, le second n'est pas mal, un peu glauque au dessin particulier, mais ce troisième volet...
    C'est une véritable pépite, s'il existait une petite étoile dorée supplémentaire je pense que je lui accorderais.
    Le dessin est très réussi mais principalement le scénario est une merveille.
    Un mélange d'Histoires avec un grand H et d'imagination en ont fait un des albums les plus prenant que j'ai pu lire. Haine, amour, survie, amitié fausse ou vraie, tout est parfaitement dosé.
    En plus du fait que Paquet a assuré avec une très belle impression sur papier mat épais, des pages de garde rouges et noires pour un tarif contenu.

    Arkadi Le 17/11/2025 à 18:44:36
    Ange Leca - Tome 2 - Monstres américains

    Autour des affaires méconnus du docteur Cotton et de Johann Otto Hoch, Grafin et Ropert construise, à nouveau, une histoire autour du quartier de Hells Kitchen qui vit sous la canicule. Après la pluie, voici le soleil et notre héros est toujours aussi Baudelairien dans son comportement même s'il est en plus un don juan véritable envers les femmes.

    Comme toujours la narration est solide, les ressorts sont bien huilés et nous avons notre lot de violence et de nihilisme. Il y a dans la lecture de vraies surprises qui émeuvent sèchement. Les auteurs font, de la brutalité, une énergie narrative qui scotche.

    Et puis moi j’aime ces œuvres qui nous permettent de nous souvenir des œuvres oubliés : Le New York World tour qui fut la plus grande tour en son temps, La Mano negra et ses débuts dans une ville qui vibrait d’immigration, la grande chaleur et ses milliers de morts. J’aime redécouvrir, par le biais d’une œuvre, les détails de l’humanité, ce qui donne une très belle charpente à la BD que je lis.

    Les dessins sont superbes. Bleus au 1er opus, les voici ocre. Ce trait semi réaliste m’a emporté comme la toute 1ère fois.

    addrr Le 17/11/2025 à 18:26:39

    Ultime œuvre du maître Corben, celle ci n’est pas un chef d’œuvre, plutôt un condensé de toutes ses forces et toutes ses faiblesses à la fois. Ça reste inimitable à tout jamais

    franp Le 17/11/2025 à 16:24:52
    Simon Francœur - Tome 1 - Le lac des fous

    Un dessin dynamique, un scénario simple mais sans temps mort. Malheureusement la série a été abandonnée : le second tome ne se suffit pas et attend une suite qui n'est jamais parue.

    Eric DEMAISON Le 17/11/2025 à 15:18:30

    Très agréable surprise. Une belle enquête policière menée par une héroïne qui n'en est pas vraiment une.
    Il faut se laisser porter par cette enquêtrice alcoolique, naïve et un peu colérique.
    Le dessin d'Etienne Oburie fait le job et arrive très bien à resituer l'action dans la première moitié du XXème siècle.
    Un vrai plaisir de lecture